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l'eanemi pourrait tenter d'effectuer le passage de la rivière; il reconnaît les ponts de Ck>nnewitz, de Dolitz etjde Lossnig, et recommande ces porter du camp à la vaillance des Polonais.
Poursuivant sa tournée, il trouve le maréchal Augereau, duc de Castiglione, sur le penchant du coteau, entre Dosen- et Markkleeberg. Ce corps d armée do^t concourir, avec celui du prince Po* niatowski, à la défense de la droite. Les troupes qui le composent arrivent de France; il vient d'être organisé à Wurtzbourg; c'est la première fois qu'il parait en ligne sous les yeux de l'empereur; trois de ses régimens n'ont pas encore inauguré leurs aigles. L'efîipereur ordonne qu'on procède à cette cérémonie militaire.
Aussitôt les troupes se rangent sur. les trois côtés d'un grand carré. La suite de l'empereur occupe le quatrième. Napoléon s'avance au milieu. Tous les officiers des régimena se groupent devant lui. Le prince de Neufcbàtel, exerçant ici sa charge de vice-connétable, met pied à terre. On tire les aigles des étuis qui les ont jusqu'à présent renfermées. Les bannières dont elles sont ornées déploient leurs couleurs , tous les tambours battent aux champs, et Berthier vient ^e placer au centre, chargé du noble faisceau. Alors l'empereur, d'une main tenant les rênes de son cheval, et de l'autre montrant les aigles,
DE MIL nVlTGm'P TREIZE. 887 ))arle en ces iennes: (^ SoMartsJ'^iâe ces^aigleà n soient ^ésormms vott^ poim de rklliement Ju«* M rez de mourir plM6t ^^ilëcleles a})aiidonne^ » jurez de préférer la mort tlu* déshonneur df 7> n^^ ormes. >} Puis, éleva(n^ la vois: ^vec une nouvelle énergie : « Soldats , voiliii^eniiëmi*! ^ons 1» ju^ei de tnourirplutôt qiaé de sôufMr que la » . Friinoe éprouve uj» âffpontli^ A ces stots, touf les officiers font brandir leurs épées , et toutie corps* • d'armée , transpoârté dlenthousiasme j ï*é- |)ète à 'grands cris :<c Oni , nous le jurons 1 Vive ». Femperenr !» Chaque bataillon ^reçoit son aigle^ et l'on s|e sépare '.
i L'empereur, continuant de snivrepar le bas les contours de la colline , 4^rrive aux villages qui formant le centre de notreirdnt Leduc de Bellune occupé yachcm. Le général Lauriston occupe LiebertWolkvsritz. Après avoir dépassé ce dernier village , Tempepeur se retrouve à peu près au point où il a commencé cette reconnaissance , et le tour du plateau est achevé. Dans ce moment les villages de Tud^elhausen et de Holz-
I Les paroles de Napoléon produisaient sur les soldats l'effet d'une influence magi^e. Mais de toutes les scènes bruyantes de la gueiTe , celle de 1& remise des aigles faisait le plus d'impression. (Yoir l'ouvrage du major saxon d'Odeleben, témoin oculaire^ tom. i , pag. 172. )
386 ^' .;iTiiHfmîs<s«n; ....
tuiiûen so&fffïtklA^ reg^fé^f 11 les .^é^lgoe lBl>ii98r)te<mt)^^a/âuc de Xa^èfit^ o»t ordre d eo
iié9ifl!db!£midk^tft4/ ^ .>,:
lu' Sanalétoîrée; Un^pt^od (pie VmiiMsni wrtve fiaon teuftcfic'ks .toules qui «bo«aisdei|« aur J^^p? slckj .::,•;».-, - . i.- . . •
Qeisi«&' Dmb 4 au i&idi^ k: graéde atmée d^ Seh^srkrtBenliey^ «'avapce en» d^ceudant ie cours di» la Pléisa *el dé FEkter. L^empiereuir Fir. i^ue lui-même pendant une partse- de i» jourilé)^ Dé** pui^ ^uft 509 feux soBBft allumés^ eUe pirésebte «se ligne imttense ! . ;
Sur notre drâitet AU cdudiftDl^ uhftârniéd âiH tricbiemiè, détachée fious I^ drdres deGiuIày^ maÀeenTlrë entre Wei^enfeb et Leî^itik ^ p(%iir BOUS couper la route de Fradce.
Sur notre gaudie y Varmée: dé Bo&a^se ^ coin^ Boandéë par Benigsenv dttealid de£it>Ubfedos^»r*^ rîfveài à nlarcfaeS' fti^déeipak^ ia gfàsde mute de Dresde.
Enfin, derrière nous, les colonnes empressées de Blûcher et de Bernadotte accourent par toutes les routes du nord.
Ainsi y l'armée française va se trouver assaillie de toutes partSi
DE MIL HtJIT CENT TREIZE. 38^ l^rxiv^ à un moment ciittic^uë : la grande question de là i^upréniatie d^ la Fmnce^ va se' Âéckfe^ K Cettè^ lutte diirerÉfe pluftiôuts jours t c'est un combat de géans .^coiâii^nl eiîti?6p]>en«*^ ciré de le ^acontei??
J ai vu bien des arasée» itft^^ jamaii lanl depeuples sous 1^ ai^oeies. Cinq ce^l qiille faomm mes vont en venir aux mains ! trois mille pièces' de canpn vont ébranler la plaine ! Au milieu de ce prodigieux mouvement d'hommes et de chevaux , que puis-je distingue!^? Riea que le tableau d'un vaste carnage^
C'est aux historiens militaires à soulever le voile sanglant sous lequel tant de glorieux faits d'armes sont encore ensevelis. Que d'un œil habile et curieux ils inte£COg4>ht le terrain et les débris qui le couvrent ; que les généreux efforts de
" Les chefs de la Russie et de la France mesureront leurs forces presque au centre du monde. Le motif de leur querelle ne sera point un évêché ou une île à sucre. Ils ne s'occuperont pas de décider s'ils diront leur messe en latin ou en grec. — Us ne sortiront pas de leur camp pour venir escarmoucher et se retirer ensuite chacun de son côté. Ils ne se battront pas pour faire des conquêtes et les abandonner ensuite.... L'un d'eux restera maître du champ de bataille , et,, avec le champ de bataille , de la dictature du monde ! {Sketches on the intrinsic strength of mililary And naval foret of Franct and Russia^ i8o5. )
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la vaillanoe et du génie soient révélés par eux à l'avenir ; mais surtout qu'ils fassent avec justice la part du hasard et de la trahison ; cette tâche est belle à remplir, Ici I4 nôtre dépasse nos forces. Cependant faisons un dernier effort; tâchons de franchir ces fatales journées , et donnons du moins un aperçu dçs événemens qui le$ ont comr blées I
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