‹ Manuscrit de mil huit cent treize, contenant le précis des événemens de cette année, pour servir à l'histoire de l'empereur Napoléon;Chapitre 40 sur 53 · Tome II. a*. Édit · texte numérisé non relu

Tome II. a*. Édit

4oi MANUSCRIT

batl€ries prennent d'écharpe les cotoimes Iran- ' çaises qui reviennent à la charge stir la bergerie d^Auenbeim* £nfin , c^est une vigoureuse divergibn que les Autrichiens opèrent en fafveurdes . &tt8seë ; mais le diicde Castiglione parvient à en arrêter l'essor.

• Ce n'était, au surplus, que le commencement i¥une opération plus sérieuse que Schwartzen* berg avait préparée. A peine le combat de Mark« kleeberg s'est-41 ralenti , qu'une autre attaque se démasque plus à droite , dans le vallon de )» Pleiss , et presque sur nos derrières^ .

Schv9art2senberg vent forcer 1^ pUssage de la rivière du côté de Dblitz. Son plan est de percer ainsi la ligne qui couvre nos camps et pos parcs, de -pénétrer par cette trouée entre Leîpsick et Tannée française, et de prendre à dos toutes nos positions. Cest pour rendre infaillible le succès de cette cozpbinaison qu'il a entassé depuis le matin tant de troupes dans l'angle marécageux^ qui recule le confluent de l'Elster et de 'la Pleiss jusqu'aux premières maisons de Leîpsick. Ponia- . towski a su rendre jusqu'à présent tant d'efforts inutiles. Mais Schwartzenberg espère en triompher par le nombre; il croit toute l'attention de l'empereur fixée spr Gossa, toutes dos réserves eiig^^^s ^^^^ 1^ plaine; la moment £i«>rable lui semble arrivé , et Mc^feldt reçoit l'ordre

DE MIL HUIT ÛÉl^t TREIZE. 4o3 dé se jeter à corps' pérdii au delà dé la: PlèÎBSi ' C'est le cancm de Merfeldt , be sont les cris de ses soldats qu'on vient d'entendt'e. Cette attâ:què sannoiice avec non moins dé fureur qtïeeelltt de Biancht. Bientôt on- apprend qne notre ailé droite est* forcée, que les Polonais- plient soiii le nombre , et que Merfeldt a franchi la Pleiss. Le plan' de Schwârtzeriberg est au moment dé réussir. •

L'empereur revient aussitôt sur ses pas aveé tout ce qu'il a de troupes disponibles. Maïs déjà les chasseurs dé la vieille garde, qu'il a laissés en réserve du côté de Dolitz , sont accourus. En peu d 'instans cette poignée de vétérans a rétâbn le combat. Dolitz est repris ; tout ce qui a passé la Pleiss est réjeté dans la rivière ou fait prisonnier, et le général Merfeldt luincùêiiie) toihbé sous son cheval au mrliera de nos baïonnettes, . est forcé de remettre son épée au capitaine Plèi^neselve , de la division CuriaL

Ainsi , de ce côté , la victoire nous est Testée); mais ces attaques successives nous ont trop: ifi^vement occupés sar la droite pour n'avoir pas jeté une grande indécision dans no^ manceuvre^ du centre. Les alliés en ont profité; ils sont pai^ venus à rentrer dansi Gossa. ^

La nuit ii|ui e'approche, et l'extrême iatigtie des combattanS) ne permettent plus dé songer

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pour le moment à de nouvelles entreprises. Oïl se.sépare. Une forte canonnade retarde encore quelque temps la fin du combat. A six heures on n'entend plus rien, et les bivouacs des deuxii^ gnes se rallument à peu près dans les mêmes positions où le matin ils se sont éteiAt^.

Les tentes de lempereur ont été dressées dans un carré profond qui se trouve un peu en arrière de la bergerie deMeusdorf : c'est un étang desséché, autour duquel la garde impériale vient établir ses bivouacs. L empereur passe la soirée à recueillir les différens rapports de la journée. Il reçoit d'abord les aides de camp du prince de la Moscowa»

ÊOHBÀ^ DE LA PàUTHÂ.

Au. nord de Leîpsick , la bataille a été soutenue avec non moins d'acharnement que dans là plaine du midi;' et, quoique le résultat en sôit dé£aivorabIe, l'extrême diisproportion du nombre jette iqi un nouvel éclat sur les armes françaises^ On s'est battu vingt contre soixante.

Dépourvus de l'appui des deux diviâions Souham, appelées sur un autre point, et du secours du corps du général Reynier , qui n'était pas encore arrivé, le prince de la Moscowa et le du6 -de Raguse n'ont pas craint de tenir tête, avec leur faible armée, aux* trois armées réunies de

DE MIL HUIT CENT TREIZE. 4oî Slâcher, et la lutte a duré toute là journée ',^

La dWision Delmas était- encore en arrière,. €S(îortant , sur la route de Dûben, le parc du troisième corps, et formant Farrière-garde. Se^ retirer, c'eût été abandonner cette division au milieu des armées de Blûcher et de. Bernadotte, Il n'y avait pas à délibérer; il fallait tenir jusqu'à ce qu'elle arrivât. '

Nos braves ont tenu en effet avec une telle vi-» gueur dans les villages de Mockern et de Gross- Weterits, que les armées d'Yorck et de Lafigeron , lasses d'attaquer, ont fini par appeler le secours de Sacken et de sa troisième armée.

* Etat comparé 4^ deux armées.

ARMÉE FRANÇAISE

Lk rUlHCB rtw LA. MOSCOTTA , COKVAHDAHT Ka eUEF.

ARMÉE DES^AIiU^ÉS.

Ls o&XBaAi. Blochka,

ÇO|UIAIII>AHT Ul CHSr.

6*. Corp».

I^e duc de Ragnse,

L« diviiioii polonaii

3*. Corps.

Cavalerie.

Le dnc de Padoue.

3«. Cor}».

Infanterie. ' GÂnér^l Sou\iaiii

JDiTiaiojfs.

!' Compans. .

Joseph àe La Grange.

Fredericli. , JscDombrOiWslû,

I Jacqulnot.

Fournier.

. Lorge.

Les deux dir. Albert et Ricart , pour mémoire.

Division Delmas.

5,ooo 3,ooo

5,000 a5,ooo

Langeron.

Yorck.

Sacken.

{CxerlMtow.

Saint-Priest.

Alxnfiew.

Rapetzwit^.

iSteinmets.

MecUembonrg.

Hom.

Hunabin.

Jurgaff C Liewen.

J Neverouski.

(y^inlxickof.

3o,ooq

aSfOOya^ i5,oo<^

4o6 MANDSCRTP

Vers. le iptlîeada combat , la division Defaom est arrivée.

lie prince de la Moscqwa annance à l'empe^ reur qu il profite de la nuit pour faire replier tout son monde derrière la Partha. Le duc de Eaguse va bordçr la rivière du côté de Scbom* feld ; le duc de Padoue et la division polonaise de Dombrowski vont s'établir dans la position de PfafTeudorf ^ à l'entrée du faubourg d^ Halle; les deux divisions du général Souham sont définitivement rentrées sous les ordres du prince de la Moscowa. Ainsi , après avoir été appelées dç la Partha sur la Pleiss, elles ont été rappelées de la Pleiss sur la Partha. Il en est résulté que ce corps d'armée a passé tout le jour à flotter entre les deux batailles sans verser ni d'un côté ni de l'autre le poids que quinze mille braves pouvait mettre dans la balancé. C'est , aux yeux de l'empereur , le malheur de la journée.

Cependant les détails qu'il reçoit des pertes du duc de Raguse sont d'une gravité affligeante. Cette armée est restée pendant cinq heures sous le feu de plus de cent pièces de canon. L'élite de Bfos régimens de marins a péri; les généraux Compans et Frederich , et le duc de Raguse luimême, ont été blessés. Le lieutenant-général Joseph de La Grange , qui a défençlu toute là jotirnée le village de Mockern , est le seul divi-

DE MIL «tJWîaQiSIT/: TREIZE. 4^^ akiiwMreik«e.cwp€^4Wi9i^qi^L u'^tpfi^ été mis bors de OQuasbât . -î ;:';;; /

Aux Fappopt^ àix prince de la Moscowa succèdent cëiix du général Bertrand^

De ce côté, le salut de rarmée a.éte un instant compromis. Giijlay , repoussant les attamies dç; notre avant-garde, la Êiit reculer d'abord jusqu'au bras de l'Elster quoa appelle la Luppe. Alors les ponts deLindenau étaient au pouvoir des Autrichiens : c'en était Êiit si Giulay les eût fait sauter!... Mais Bertrand, n'écoutant plus (jue la nécessité de vaincre ,. a ramené ses troupes à la charge, et la Victoire, dont le regard est maintenant si sévère pour les Français, afini par sourire à tant d'eflForts. Nous sommes rentrés en possession de Lindenau^ nous occupons les ponts; Giulay nous a abandonné la route d'Érfurt ; il ^'est retiré , par Klein-Zschocher, sur le gros de l'armée autrichienne '^

* État comparé des deux armées.

ARMEE FRANÇAISE

CX>MMANDÉB PAR IB GÉNÉRAI. BsRTRAHD.

f-^-^-^P"' (dît. Morand, fondu. I

\r. Morand. i GttillemiDOt. > t5,0( Fontanelli. j

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