C., 2° partie
« Histoire chichimèque. — $ HIT, n° 4. Peintures d’un « rare mérite, sur papier indien, grand format, où l’on « voit en figures et caractères, l’histoire de l'empire chi- « chimèque, depuis Xolotl jusqu’à Nezahualcoyotl..……, « 6 feuilles, sur lesquelles 16 pages sont entièrement « peintes... Ixtlilxochitl s’en servit pour écrire l’histoire « de cet empire, comme: il résulte de témoignages au- « thentiques. » C’est, à mon avis, le plus beau monument « historique relatif à l'Amérique. Je possède, outre l’ori- « ginal, une copie faite par Gama, et la description « complète d’Ixtlilxochitl. C’est avec le secours de cette « dernière que j’ai pu analyser les innombrables figures « de ce manuscrit, qui, de son côté, m’a servi pour recti- « fier les inexactitudes d’Ixtlilxochitl ou des copistes. »
On voit, bar ces peintures, que la végétation couvrait déjà, au douzième siècle, les débris des villes toltèques détruites dans la lutte des adorateurs de Tezcatlipoca et de Quetzalcoatl. Or, le serpent emplumé, emblème du culte proscrit, orne encore des édifices de Chichen et d’autres points du Yucatan. Il faut donc placer au onzième siècle, et la ruine des Toltèques, et celle d'une contrée où leur histoire nous apprend qu'ils furent poursuivis par d'implacables ennemis.
CS II, n°2. — Codex en papier indien, relié comme Qun livre in-4°, de 25 feuilles. Il présente au commen- « cement l’image de l’empereur Xolotl, ete... »
«€ $ III, n° 3. — Autre peinture sur peau préparée, « représentant la généalogie des empereurs chichimèques, « depuis Tlotzin jusqu’au dernier roi Ixtlilxochitzin.
« Elle porte plusieurs lignes en langue nahuatl. + Les profils sont d’une si précieuse netteté qu’on pourrait les prendre pour des portraits. On y voit la généalogie et comment les croyances toltèques, la culture du maïs, l’art de le convertir en pain et en bouillie, l’usage de la viande cuite, furent enseignés aux barbares chichimèques par un ministre de Chalco. Avec l'original , M. Aubin s’est procuré la copie du P. Pichardo et celle de Boturini.
«€ S LE, n° 4. — Autre grande pièce sur papier indien, « étendue en forme de bande. La partie supérieure est « séparée de celle d'en bas par les signes des années. « Elle représente la série des seigneurs chichinèques et « mexicains, ainsi que les événements des deux monar- « chies, etc...» C’est proprement l’histoire synchronique de Tepechpan et de Mexico. Outre l'original, j'ai la copie faite par le P. Pichardo et un calque de celle dort parle Boturini, conservée au Musée de Mexico.
La pièce suivante, remontant, comme le n° 3 ci-dessus, à l’état sauvage des conquérants chichimèques et offrant la même netteté dans les contours des figures, paraît être celle que Boturini désigne en ces termes :
CS TT, n°5. — Original. Autre carte sur papier in- « dien, contenant plusieurs figures, des chiffres numéri-
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« ques et quelques lignes en langue nahuatl. Elle con- « cerne l’empereur Nezahualpiltzintli et ses fils. Elle est « plus longue qu’une feuille de grand format. »
«8 II, n° 12. — Un livre en papier européen, qui « devait être de 56 feuilles. La première manque aujour- € d'hui.... Il est signé par un nommé Vergara..…. » Je tirerai bon parti de ce cadastre, remarquable par le grand nombre de noms en signes rigoureusement syllabiques. Au bas de la deuxième page, on lit: « 1539. Marques del valle virey. » C’est le titre de Cortès.
$ VII, n° 1. — Je n’ai qu’une copie de cette belle peinture appartenant au Musée de Mexico, et déjà repreduite par M. Bulloch, par lord Kingsborough, et récemment par M. John Delafield.
«$ VIT, n° 3. — Autre carte sur papier caropéen, en «25 feuilles, peut-être tirée d’une plus ancienne. Elle cexplique l’histoire mexicaine, la venue des habitants de ‘la Nouvelle-Espagne , leur séjour en plusieurs lieux.
«avec les symboles des années et des jours, l’arrivée des « Espagnols, la prédication de l'Évangile, et les rites de «notre religion. » Pichardo et Gama en avæient pris des copies qui sont aussi en mon pouvoir.
CS VIT, n°40. — Autre carte sur papier indien, expli- «quant l’histoire de trois cycles, ete... Elle est curieuse.
« peinte par quartiers, avec les caractères des années, « comme en forme de croix. » C’est, après les peintures citées, $ IIT, n° 4, le plus précieux morceau d'histoire mexicaine originale connu. Gama en donne une description étendue, [T° partie, p. 41. Je possède aussi les copies faites par ce dernier et par Pichardo.
$ VII, n° 16. — J'ai pris copie de l'original appartenant au Musée de Mexico.
$& VIL, n° 17. — J'en possède l'original et la copie faite par Pichardo.
€S VIII, n° 44. — Histoire de la nation mexicaine, « partie en figures et caractères, partie en prose nahuatl, «écrite par un anonyme en 1576, et continuée de la « même manière, par d’autres auteurs indiens, jusqu’en «1608. » Le texte mexicain est l’expiication des figures. Je possède l'original et la copie de Gama, qui cite quelquefois cet ouvrage, suffisant à lui seul pour donner la clef de l'écriture et de l’iconographie mexicaines.
D’autres articles du même catalogue m’appartiennent encore, entre autres les 48 feuilles originales du Tonalamatl, $ XXX, n° 2, et la belle peinture originale sur peau, SXXX, n° 3, avec sa copie. Les Manuscrits mexicains suivants, que je possède également, ne viennent pas de Boturini.
es années, S peintures 1 d'histoire ie descripi les copies
ii apparte-
copie faite
mexicaine, se nahuatl, uée de la , jusqu’en es figures.
cite queldonner la es.
artiennent u Tonalasur peau, cains suit pas de