MoTouiNIA { Toribio de Benavente ) MS
&. P. de Gand avait donné, cinq ou six ans auparavant, des leçons de peinture et de sculpture; mais complice des franciscains espagnols dans la destruction des monuments antiques, ces leçons ne doivent s'entendre que des procédés artistiques, et nullement de leur emploi didactique. Voy. sa lettre du 29 juin 4529, fo 426, Chronica, etc.; par F. Amandum Lierixcensem, Antuerpiæ, 4534, et M. Ternaux, Recueil d= pièces, p. 204,
» (doctrinas
n figures.
près la prise 1 chambellan issi vite qu’il y prêcher, et mode de pré- ; mystères de abile qui exdisait le serrofit pour les s dont il se
1 4, tous les
t x; lib. XV, de Origine sera- DO, Historia de REZZO BAREZZ1,
t, des leçons de espagnols dans ivent s'entendre ploi didactique.
r F. Amandum + pièces, p. 204,
franciscains! ayant adopté les tableaux de leur gardien Testéra (depuis commissaire général des Indes. et revenu une seconde fois d'Europe à la tête de cent cinquante moines), la peinture indigène, jusque-là persécutée, reparut et s’y mêla, dans une partie considérable des possessions espagnoles. Nous trouvons Testéra à Mexico en 1529 et 1530, à Champoton en 1531. Chassé du Yucatan par des Espagnols dont il voulait contenir les excès, on l'y retrouve en 1534, et peut-être une autrs fois encore. « Il n’y eut pas un pied de terre, alors ici dé- « couverte, dit toujours Torquemada, qu'il ne parcourût : «il alla en Mechuacan, à Gualemala, etc. ?.» Ces faits. importants pour la discussion de certaines peintures péruviennes et des traces d’un christianisme américain, antérieur à Colomb; ces faits promettent, pour les écritures figurées de l'Amérique centrale, la lumière qu'ils jettent sur celle du Mexique proprement dit. Des catéchismes, encore entre les mains de quelques Indiens de Chiapa et du Yucatan, portent, assure-t-on, des caractères semblables à ceux des inscriptions de ces contrées que je n'ai pas visitées, mais où, suivant Gonzaga, « la mémoire de « Testéra s’est lor.3temps conservée à, » et où, au temps de Barezzo Barezzi, «les Indiens faisaient tous les ans
4. Et parmi leurs commensaux dominicains, Gonzalo Luzero, dont Davila Padilla décrit les peintures, Historia... de Mexico, lib. I, cap. LXxx1.
2. «.…. après y être allé lui-même { deux fois) avec cinq compagnons, il y envoya Fr. Toribio {le célèbre Benavente, dit Motolinia ) avec douze moines. » Torqu., lib. XIX, cap. xt; lib XV, cap xvin.