NS
= <= | zu > © — Lu © un = Oo.
«un z}
“tn où" e Le E v°
avec un phallus ejaculans semen virile, mais un symbole de la divinité créatrice ou fécondante; la première figure de la quatrième ligne serait alors une continuation du même sujet, c’est-à-dire que la divinité, après avoir créé ou fécondé l'atmosphère, répandrait ses bienfaits ou ses châtiments sur les humains, ou bien encore sa puissance sur des esprits secondaires ou des midés, représentés par les deux dernières petites figures à moitié effacées. Quoi qu'il en soit, cette page se rapporte à l'introduction du catholicisme, à ses dogmes ou à ses effets,
La troisième division contient les onze pages suivantes, dont quatre sont blanches. Ce chapitre nous paraît être purement idéographique; il se rapporte plus particulièrement aux scènes, aux cérémonies et à la puissance mystiques des midés. L’appendice, ou coiffure qui se voit sur la tête de la plupart des figures humaines, est un symbole du pouvoir surnaturel que possèdent les midés. Le second personnage de la première ligne a derrière la tête une espèce de queue de renard longue et touffue que nous retrouverons sur d’autres prges. Ce signe, que nous n'avons jamais rencontré dans aucune des inscriptions indiennes connues jusqu’à ce jour, n’est pourtant pas totémique, mais bien symbolique; malgré notre assertion, nous n'oserions pas donner un nom à ce symbole, n'étant pas encore complétement arrêté sur la nature de ce signe, qui ressemble, entre autres choses, à un sac de médecine, l'indispensable amulette ou vade mecum des Peaux-Rouges. Dans la supposition que ce serait une vraie queue, comme
an symbole re figure de n du même oir créé ou its ou ses a puissance ésentés par acées. Quoi oduction du
s suivantes, paraît être particulièreseance mysi se voit sur un symbole . Le second la tête une e que nous , que nous inscriptions ant pas totée assertion, bole, n'étant de ce signe, de médecine, aux-Rouges.
eue, comme
en portent certaines tribus dans leurs jeux de paume, ou bien la coiffure en plumes d’aigle qui descend de la tête aux pieds, et dont les grands chefs ont seuls le privilége de s’affubler, il faudrait toujours prendre ce signe ici dans un sens idéographiqie ou symbolique, car le sujet de ce chapitre ne comporterait pas une autre interprétation.
La troisième ligne est formée de deux couples, dont les personnages sont unis par les mêmes pensées (premier couple), et par les mêmes vues (deuxième couple). Les petites barres que portent sur la poitrine grand nombre de personnages, dans ce manuscrit, doivent s’interpréter tantôt comme des marques d'honneur, tantôt dans un sens chronologique ou arithmétique, tantôt comme les seins d’une femme, quelquefois aussi elles dénotent des expéditions de guerriers.
La deuxième figure de la première ligne, page 20, représente un Indien dont la tête est dans le corps d’un homme inspiré qui semble le flageller. Quoique cette interprétation paraisse la plus naturelle, il nous semble que ce groupe signifie qu'un midé puise dans les entrailles d’un esprit ou d'un homme-médecine un pouvoir surnaturel.
Les deuxièmes signes des lignes deux et trois, page 20, les troisième et quatrième des lignes une et deux, page 21, sont généralement interprétés pour des forts, mais ici, nous croyons qu'ils représentent les cabanes dans lesquelles se réunissent les midés pour leurs cérémonies mystérieuses. Les quatre personnages de la page 21 sont assis ou prosternés; mais nous ignorons si cette posture
estsymbolique en cet endroit ou simplement représentative,
La dernière figure humaine de la page 24 représente un esprit ou un homme inspiré, assis dans le ciel ou remplissant le monde de son pouvoir céleste. Cette apothéose mystique est le but suprême vers lequel tendent tous les efforts des midés au moyen de la magie; car, on le sait, le pouvoir et la renommée constituent toute l'ambition des Peaux-Rouges, et ils n'épargnent rien, dans l’ordre naturel ou surnaturel, pour que cette ambition atteigne toutes les limites du possible.
La page 25 nous offre deux figures humaines, l’une à deux têtes, et l’autre avec le phallus coupé. Nous pensons que ces deux têtes indiquent, à cause de leur position, mois une surabondance des facultés intellectuelles et de la vue surtout, qu’un double attribut, un double exercice de ces facultés. Le phallus coupé et la position renversée de celui qui a perdu cet emblème de la puissance dénotent suffisamment la perte, sinon de la vie réelle, du moins de la puissance magique de cette seconde figure.
Les pages 26 et 27 représentent des scènes phalliques.
Le quatrième chapitre commence à la page 28 et finit à la page 40. C’est une série de turpitudes phalliques, spermatiques, excrémentitielles, et de scènes magiques auxquelles il serait assez difficile de donner un lien, une suite, lors même que l'imagination dévergondée des sauvages laisserait moins de lacunes et moins d’obscurités dans les sujets qu’ils indiquent plutôt qu’ils n’expliquent. Laconiques dans leur langage, réservés dans leurs actions,
présentative, L représente ciel ou remte apothéose dent tous les r, on le sait, e l'ambition dans l’ordre tion atteigne
ines, l’une à Nous pensons eur position, ctuelles et de double exerposition renla puissance ie réelle, du ide figure.
phalliques.
re 28 et finit s phalliques, es magiques un lien, une dée des saud’obscurités "expliquent.
eurs actions,
ils ne sauraient mettre des détails, même essentiels, dans leur pictographie. Ce chapitre nous paraît d’un caractère mixte, qui augmente encore les difficultés d’une interprétation littérale ; aussi continuerons-nous nos dissertations sur les signes après avoir indiqué le sujet des matières que nous traitons, sans vouloir nous efforcer de combler les lacunes idéologiques que nous rencontrons à chaque instant.
La page 28 ne contient qu'un seul signe nouveau, c’est une espèce de ciseaux au-dessus desqueis est assise une figure humaine. Il n’est guère probable que ce soient des ciseaux, car ils n’ont aucune raison d’être dans cet endroit, et la pictographie indienne ne nous offre aucun exemple d’un tel instrument employé comme symbole ; nous croyons donc que c’est tout simplement un signe totémique.
Les deux figures humaines de la page 29 représentent une scène excrémentitielle, peut-être unique dans Îles annales manuscrites des Peaux-Rouges, et fort rare dans les inscripti.. américaines. Dans les peintures mexicaines on trouve il est vrai assez souvent la figure de l’excrément humain ; mais c’est mcins pour représenter l’excrément lui-même que le mot cuitlalt, de sa racine cuitl, qui le désigne. C’est ainsi, dit M. Aubin, qu'est écrit le nom de Cuitlahua ca Cuitlahuatzin « qui a des excréments, » successeur de Mothuzoma (vulgairement Montézuma) et prédécesseur de Quauhtemoc ou Quauhtemoctzin (vulgairement Guatemozin) « celui du lit de roses, » dernier roi de Mexico. Évidemment l’excrément est ici un son et non
ne + Se ne Een ei quon Pme ne
la chose figurée. Mais dans notre manuscrit l’excrément est peut-être un symbole, mais non point un signe phonétique.
Les deux figures de la deuxième ligne ont leur phalius dirigé vers l'emblème de la mort; on pourrait interpréter ceci dans un sens symbolique, comme un acte de sodomie, et dans un sens totémique, comme épitaphe des deux figures représentées. Les caractères numériques et symboliques de cette même ligne s'accordent parfaitement bien avec chacune de ces deux interprétations.
Les deux derniers personnages qui terminent la page sont accompagnés de deux esprits, enfermés dans un cercle et placés contre la tête de chaque personnage pour indiquer qu’ils sont sous l'influence d’un esprit céleste. A la page suivante, on voit cet esprit sur les genoux d’un homme dont la tête est ornée de deux cornes. On peut prendre cette figure pour l'emblème d’un chef possédant un pouvoir satanique ou une grande puissance surnaturelle, ou bien encore pour un puissant esprit de la catégorie des mauvais manitous.
Les deux chefs placés à la tête des lignes suivantes tiennent à la main un disque qui figure ordinairement la lune ou la nuit dans la pictographie indienne. L'un est debout et possède un phallus ; l’autre est assis et privé de cet appendice.
À la page 31, la deuxième figure de la première ligne, on voit un chef ayant nn phallus magique. Nous croyons qu'un certain nombre de ces signes, que nous appelons
l’excrément igne phoné-
leur phalius t interpréter de sodomie, e des deux ues et sym- Jarfaitement
ent la page és dans un nnage pour prit céleste.
œenoux d’un s. On peut f possédant urnaturelle, atégorie des
es suivantes jairement la e. L'un est s et privé de
ière ligne, DUS croyons s appelons
Sr EU SEA
phallus à cause de leur forme et de leur position. ne doit pas être pris dans le sens ordinaire du mot comme emblème de la génération, de la fécondité et de la puissance naturelle ; mais aussi comme emblème de la force virile ou de la vie; ainsi la deuxième ligne de cette même page semble représenter, au premier abord, une scène de masturbation, mais il est très-possible que cela soit au contraire une scène tragique, et que l’homme debout qui met la main sur le phallus de l'homme couché représente un duel, un combat qui se termine par la mort de ce dernier. Du reste, nous pensons que ce signe placé au bas du ventre n’est pas invariablement un phallus, un symbole, mais bien aussi quelquefois une arme offensive ou symbolique.
Lorsque deux figures sont unies entre elles, comme nous le voyons dans la troisième ligne, elles indiquent l'affection, des liens d’amitié et toute union de sentiments. La dernière figure de cette page représente une femme assise en face d’un homme dans la même posture; l’ovale adhérant à la partie inférieure de son corps est un cteis qui dénote son sexe.
La deuxième figure de la première ligne, page 32, porte sur le dos deux lignes courbées et unies à leur extrémité qui dénotent ordinairement une abondance de biens physiques, de cadeaux ou toute autre richesse terrestre. Le signe placé immédiatement au-dessous de la première figure, est le symbole du ouabino et quelquefois celui d’un pouvoir satanique. La dernière figure de
ne ee te
CNRS
Ph ee Der
D pe Po Mec mg CT pe = ‘
cette page représente un homme ayant une pipe magique à la bouche ; il est assis sur une espèce de queue de serpent à sonnettes, dont nous ignorons ici la signification mystérieuse.
Le premier signe : la troisième ligne, page 33, qui se répète également à la quatrième, est une figure que les Indiens appellent une grande médecine. Comme on peut le voir dans notre ouvrage sur les Indiens des grands déserts de l'Amérique du Nord, ce mot de médecine signifie une chose mystérieuse, étonnante, singulière : un bateau à vapeur, une boîte de musique, un portrait, etc., sort autant de grandes médecines pour les Peaux-Rouges. Quant au signe qui nous occupe en ce moment, il nous serait difficile de dire si c’est un enclos sacré, un des échafaudages mystiques qui se trouvent dans beaucoup de loges-médecine, ou bien une image de quelque épisode ou phénomène météorologique. Nous serions assez disposé à l'interprétation aans ce sens, car le premier groupe de la dernière ligne représente un homme tenant à sa disposition l'esprit des nuages, de la pluie ou de la foudre,
À la page 34, l'emblème de l’eau n’est pas personnifié, c’est tout simplement un ovale imitant un panier et contenant des lignes ondulées en zigzag. Cela nous fait supposer que ce personnage est tout simplement un furseur de pluie de quelque célébrité. La chapelle que l’on voit sur la même ligne n’a plus le même caractère que les précédentes, et nous pensons qu'ici elle ne représente pas un monument, une construction en bois, mais une tente
nr eee due 525 |
ipe magique ueue de sersignification
age 33, qui gure que les nme on peut s grands décine signifie : un bateau t, etc., sort aux-Rouges.
sent, il nous icré, un des beaucoup de e épisode ou sez disposé à groupe de la sa disposioudre, personnifié, nier et conjus fait sup-
t un fuiseur
ue l’on voit ère que les présente pas
is une tente
qui servait au culte des premiers chrétiens de la Nouvelle- France.
La première figure de la troisième ligne porte à la tête un appendice horizontal qui ressemble à un bec d'oiseau : ceci est assez commun dans la pictographie indienne, et dénote la possession des facultés que possède l'animal dont le personnage porte un des attributs. Les deux figures, en partie crayonnées en rouge, qui viennent ensuite sont probablement des « esprits ou des sacs de médecine d'une grande importance surnaturelle.
La page 35 nous offre en premier lieu deux hommes dévorés par des rats ou d’autres quadrupèdes de ce genre, ensuite une figure à moitié effacée, ayant à droite de la tête une ligne en zigzag qui se dirige vers un rond noir, et pour indiquer que ce personnage a la faculté d'apercevoir ou d'entendre ce qui se passe dans la lune ou pendant la nuit. De la tête du second personnage on voit une ligne semblable, au bout de laquelle se trouve un rond blanc, ce qui signifie que ce personnage possède la même faculté à l'égard du soleil ou des distances pendant le jour.
À ia première ligne de la page 36, quatre figures entourent un chaudron rempli d’eau. Cette scène peut s’interpréter dans un sens allégorique, l’eau étant l'emblème des nuages ou de la pluie, et da un sens purement représentatif, c’est-à-dire indiquant la préparation de quelque festin.
Le dernier groupe de la page 37 représente un homme et une femme Cans l'acte de se rendre le devoir conjugal :
cette union matrimoniale est également susceptible d'une double interprétation,
La première figure de la page 38 symbolise le Grand- Esprit auquel un Indien offre son cœur. La dernière figure de cette même page nous paraît être celle d’un chef assis dans une loge sacrée, ou sur un objet symbolique.
La première figure de la page 39 est celle d'un esprit ou d’un Indien, placé au-dessus du firmament et remplissant l’espace de sa puissance surnaturelle. La dernière figure de la même page semble représenter un chef qui tient la lune dans ses mains et qui se promène pendant la nuit; mais ceci est tout à fait allégorique.
La page 40 ne nous paraît représenter que des orgies contre nature.
Le cinquième chapitre est très-incomplet; il manque le commencement ; la moitié de la page 41 est formée de quatre petits morceaux de papier blanc, collés les uns sur les autres, et le dernier feuillet est aux deux tiers déchiré. Ce qui reste de ce chapitre nous fait supposer qu’il donnait quelques détails sur les scènes mystiques des midés.
Les quatre premières figures de la page 41 sont des esprits célestes secondaires, ou des amulettes d'une puissance peu commune ; au-dessous de ces figures se trouve un chef avec deux oreilles fort larges et une ligne droite sur la tête, qui signifient qu’il est attentif aux inspirations qui lui viennent d’en haut. À la page 42, ligne troisième, on voit un homme qui paraît être attaché à un poteau,
eptible d'une
se le Grand- La dernière e celle d’un n objet sym-
e d'un esprit rent et rem- . La dernière un chef qui ène pendant
le des orgies
il manque le t formée de s les uns sur iers déchiré.
r qu’il dons des midés.
LA sont des d'une puises se trouve ligne droite inspirations e troisième, un poteau,
tandis qu'à côté de lui, un autre personnage, crayonné en rouge, semble marcher avec des chaussures à neige ; mais ces sortes de raquettes indiquent ici un esprit.
La troisième figure de la première ligne, page 45, représente l'union symbolique d'un madé avec un oiseau dont il porte les ailes. Quant aux lignes droites qui partent de la tête dans un sens plus ou moins horizontal, et que nous voyons dans plusieurs des figures suivantes, elles peuvent s'interpréter comme symbole de l'abondance, du don de la triple vue, ou de toute autre faculté physique ou intellectuelle. À la page 44, quatre de ces figures sont dessinées de manière à laisser des doutes si elles sont à genoux ou dans l'acte de courir.
Au bas de la page 47, le mot Anna est écrit assez distinctement pour nous faire croire que nous ne devons pas chercher une autre signification à ces caractères alphabétiques.
Le vi‘ chapitre commence à la page 48, au-dessous de la ligne qui le sépare du chapitre précédent, et finit à la page 69, quoique la page 60 soit coupée par une ligne qui semble indiquer une autre division. Les premières pages contiennent des scènes phalliques; viennent ensuite des allégories fort obscures, puis des récits historiques et religieux se rattachant à l'introduction ou à l’enseignement du christianisme dans une tribu sauvage.
La première figure de la page 50 représente un chef renversé et orné de ses insignes ; cela nous ferait supposer qu'il est mort, mais ceci est pourtant douteux, car son
D ge Toi mes à des
totem, ou blason, qui se trouve au-dessous de lui n'est point renversé, de sorte que cette posture indique probablement ici le repos. On pourrait dire la même chose du dernier personnage qui n'a ni totem, ni aucun autre indice de la mort. Les six figures placées les unes à côté des autres dans la même page n'ont ni bras ni jambes, signes ordinaires de l'enfance dans la pictographie des Peaux- Rouges, mais leur sexe est indiqué au-dessous de leur buste : ce sont trois garçons et trois filles.
À la page 51, on voit un chasseur armé d’un fusil en face d’un arbre, symbole d’une forêt, au delà de laquelle se trouvent quatre figures humaines, dont l’action n’est pas spécifiée.
Les deux premiers personnages de la page 52 sont assis et portent dans la main l’un une médaille et l’autre une croix. Ces deux signes peuvent être pris dans un sens symbolique comme dans un sens totémique. Au-dessous d'eux se trouvent deux signes composés principalement d'un certain nombre de petits anneaux ayant une même direction, et liés les uns aux autres. Ce signe, que nous n'avons vu nulle part, si ce n'est dans ce manuscrit, paraît avoir différentes significations selon ses annexes et sa position; quelquefois il symbolise l’union, d'autrefois l’éloquence, ou l'abondance dans un sens général; parfois aussi les nuages, comme emblème non de la pluie, mais d'un pouvoir céleste, Mais nous ignorons complétement la valeur idéographique de ce signe lorsqu'il est isolé ou privé de toute annexe.
VB RS
e lui n'est que probae chose du utre indice à côté des bes, signes des Peauxus de leur
un fusil en de laquelle iction n’est
ye 52 sont le et l’autre
ans un sens Au-dessous cipalement une même que nous anuscrit, annexes et d'autrefois al; parfois luie, mais étement la t isolé ou
AMÉRICAIN. 9h
La première figure de la deuxième ligne, page 52, nous paraît être celle d'un chef décédé, au moins dans un sens allégorique. Cette opinion n'est pas seulement fondée sur la ressemblance de cette figure avec le buste d'un squelette, mais encore sur l’avant-dernier caractère de la même ligne qui, nous l'avons déjà dit, s'interprète généralement par le scalp d'un homme, symbole de la mort.
La première figure de la quatrième ligne roprésente un homme ayant des rayons de soleil autour de la tête. Il est à remarquer que dans la pictograpäie indienne, le soleil n'est pas seulement l'emblème de la lumière et du savoir, mais c'est encore un symbole de la vigilance; et celui qui a l’image du soleil dessus les épaules, à la place de la tête, possède toutes les qualités attribuées à cet astre du jour.
La seconde figure de la deuxième ligne, page 55, nous offre également un signe nouveau, c’est un homme qui semble jeter du feu par la bouche; sans la couleur rouge qui favorise cette interprétation, nous aurions pris les petites lignes noires horizontales pour de l’eau, car elles ont à peu près toujours cette signification dans l’idéographie des Peaux-Rouges : dans l’un et l’autre cas, cette figure est allégorique.
Le second groupe de la page 56 représente deux hommes unis par les mêmes vues, se jurant une alliance offensive et défensive sur un objet superstitieux. Le cercle croisé du bas de la même page est un symbole de la pleine lune, qui n’est pas seulement l’image de la nuit, mais
encore l’heure des secrets et des entreprises guerrières.
La première moitié de la page 59 représente neuf enfants instruits par deux maîtres, dont chacun a sa spécialité. Au second des deux professeurs nous paraît être confiée l'éducation religieuse. Immédiatement au-dessous de lui on voit un esprit ou un homme doué d’un pouvoir surnaturel, assis dans le firmament et soufflant les nuages. Nous serions assez disposé à croire que cette page et les huit suivantes ont rapport aux enseignements catholiques des premiers missionnaires, qui, tout en substituant les doctrines de l'Évangile à la théogonie indienne, conservèrent néanmoins la phraséologie des sauvages dans l’explication des dogmes et de la morale catholiques.
La première ligne de la seconde moitié de la page 60 nous représente deux esprits célestes, que nous prendrions volontiers pour les esprits du feu, maîtres suprêmes des nuages, de la foudre et de la pluie.
La première ligne de la page 64 semble indiquer un enfant dans un tombeau, gardé par deux prêtres. Serait-ce une représentation de la crèche ou du Saint-Sépulcre? Il est très-possible que l’auteur ait vo ‘"n retracer une image tirée de nos cérémonies de Noël, du jeudi saint ou de nos coutumes et croyances religieuses.
À la page 62, nous voyons deux fois la figure d’une ânesse ou de la femeile d’un quadrupède à longues oreilles ; cet animal nous paraît totémiaue et désigner le nom de la personne à laquelle il tourne le dos.
À la page 63, nouscroyons lire le mot #aria en caractères
guerrières.
te neuf enn à sa spéparaît être au-dessous ‘un pouvoir les nuages.
page et les catholiques jstituant les ne, conserss dans l’exues.
la page 60 s prendrions iprêmes des
indiquer un s. Serait-ce sépulcre? Il r une image saint ou de
gure d’une à longues désigner le
caractères
alphabétiques ; mais, nous le répétons, dans la prochaine étude, plus minutieuse et plus complète que nous ferons de ce manuscrit, no : nous appliquerons à déchiffrer toutes les inscriptions alphabétiques que contient le manuscrit.
Au-dessous de cette inscription on voit deux groupes qui indiquent moins un combat qu’une attaque au moyen d'une arme à feu ou d’un sabre. La seconde figure de la ligne du milieu porte une espèce de mitre, mais il nous est difficile d'assurer si c'est en effet le symbole d’un supérieur ecclésiastique ou d’un sachem. Le dernier signe qui précède l'T au bas de la page nous paraît figurer un tumulus auprès duquel se seraient passées les scènes tracées au-dessus.
La page 64 est aussi embrouillée que raccommodée ; nous y voyons pourtant deux figures nouvelles : ce sont des cygnes ou des oies, probablement les totems qui désignent les noms ou le clan des Indiens auxquels ils tournent le dos.
La deuxième ligne de la page 65 nous offre d’abord un signe, malheureusement en partie effacé, et qui renferme dix petits traits : à droite et au bas de ce signe se trouvent deux figures ayant la forme d’une main. Vu l’état détérioré de ce signe, nous n'oserions pas lui donner d’une manière absolue une signification déterminée; néanmoins, tel qu’il se trouve dans le manuscrit, nous croyons qu'il peut recevoir différentes interprétations. La plus probable est que ce signe représente un fort ou un camp retran-
en rte Do 2 ER su LA
ché; les dix traits renfermés dans l'enceinte seraient alors les cabanes des militaires ou les compagnies de soldats, et les deux mains seraient des ouvrages avancés ou des chemins pour entrer ou pour sortir du fort. Il est aussi très-possible que cela soit un port contenant dix canots. La deuxième figure, qui vient ensuite, est la représentation du lièvre ou du quadrupède totémique que nous avons déjà vu aux pages 50 et 56; sa position renversée indique sa mort, et l’homme qui lui plonge un instrument dans le corps indique une mort violente. Dans un sens symbolique, cette ligne pourrait signifier que le clan ou la tribu représentée par le quadrupède aurait cessé de viv’e dans le lieu spécifié. Ceci pourrait être également une allégorie pour dénoter la fin d’une vie morale ou d’un état de chose qui n’est plus ou encore le commencement d’une ère nouvelle.
La troisième ligne de cette même page nous paraît être la reproduction d’un autel orné de six flambeaux allumés et d’un missionnaire remplissant ses fonctions divines. Si cette interprétation était erronée, on pourrait supposer que cette ligne représente un grand fort avec des palissades à droite et à gauche et six bouches à feu; mais ceci nous paraît peu probable. On pourrait croire encore que c’est l’image d’une loge sacrée avec toutes les annexes mystiques et symboliques employées par les midés pendant leurs cérémonies mystérieuses. Ce qui vient à l'appui de cette hypothèse, c’est que nous voyons aux pages 66, 67 et 68 plusieurs figures ayant à droite ou à gauche un signe symbolique que les Indiens appellent médecine, et qui dénote
aient alors le soldats, cés ou des | est aussi canots. La ntation du ns déjà vu ue sa mort, 1s le corps lique, cette "eprésentée le lieu spéœurie pour e chose qui e nouvelle.
paraît être ux allumés divines. Si )poser que alissades à
ceci nous > que c’est kes mystiidant leurs
i de cette ), 67 et 68 igne Symui dénote
un pouvoir magique ou surnaturel; mais nous pensons que ce symbole peut parfaitement s'appliquer aux pouvoirs spirituels des ministres de Dieu, et que notre première interprétation est la meilleure.
A la page 66, on voit un carré contenant quatre figurines et entouré d’un cercle de têtes de buffles qui peuvent s’interpréter ici pour des anges ou des esprits protecteurs.
Le premier personnage de la première ligne, page 68, porte deux lignes en zigzag qui sortent de sa tête, pénètrent la tête d’un second personnage et s’échappent plus loin dans une direction horizontale. Dans la pictographie indienne, ce genre de ligne dénote toujours une grande puissance de vision, d’éloquence ou d'intelligence. Fci le premier personnage communique au second le double pouvoir qu’il possède.
La première figure de la deuxième ligne, page 69, représente un chef orné de tous ses insignes. Plus bas, un homms frappe du pied un quadrupède sans queue. Cette scène ne peut avoir de l'importance qu’en lui donnant un sens allégorique.
Le septième chapitre comprend les dix-huit pages suivantes, et ne contient guère que des scènes mystiques et des turpitudes phalliques en usage pendant les réunions nocturnes des ouabinos. La page 70 renferme quatre sachems ou quatre hommes-médecine de la société des ouabinos ou des midés, et revêtus de la fameuse coitfure en plumes (aigle, indice du pouvoir. Aux pieds de chacun d'eux se trouvent des caractères qui les désignent.
ET PE RRnEr