‹ Manuscrit troanoChapitre 15 sur 23 · I.viil,in · texte numérisé non relu

I.viil,in

paj

kankiii, soleil jaune, ou kúan-kiii, soleil, volcan de la terre soulevée. On ne disceine distinctement ici que le signe de la localité.

mit-an ou vio-an, ara planant sur, vague montée ou montagne qui a liiii de monter, de se soulever. Fig. très-incorrecte d'une tête d'ara , ou d(^ trois monticules sur la mâchoire de CipaclU, caractère du gi'oupe des petites Antilles (?), etc.

pa.v, brisé, ronqni. Fig. du caractère bcrn (voir p. Sa), portant des gouttes d'eau (?) avec la lettre u à gauche et le caractère chtcchdn en haut; le tout pourrait se lire he-en hd u chic-chdn, voie descendue au fond de l'eau s'est rendue visible en remontant.

kaiiali

ni lit lui

kaij-ah, chant de la vapeur; mieux ka-yab, argüe, teire en quantité. Fig. diilicile à analyser : le caractère ca, la lettre a avec u et le^ (?), ce qui se lirait ca-«-Mfl/>, la pierre à moudre (image de la (erre submei'gée) montée en déchirant l'eau (?).

niiiiliii, bruit du tonnerre [cuinliuin); vase du pucelage, cinn-hu, vase de coquillage, ou bassin de la vierge. Fig. qui se lit kdaii yax m[n) caunc, la terre soulevée, nouvelle, renouvelée sous l'eau trop pleine.

(iliOll'IÎS DIVEliS 1)L MANUSCRIT TUOAINO

ali-kdan, le iiiaîlro nu rautciir de la Ierre, de l'arwile soidevre. ou celui des sédiments poussés en haut, ajjrandis ou étendus.

ah-hdan ,rob, le maître de la terre soulevée siffle dans ses doijfls. Voir plus iiaut. pa<;e i 65.

ali-kdan-H, le maître de la terre soulevée est ici: l:anuli ou nmli cs\ aussi le nom d'un serpent très-venimeuv.

akbnl r:anab ben, pour tourner en eau, le jet de l'eu sera (ou de la voie ouverte, etc.). Fijf. d'une calebasse rompue par le milieu, dont le fjerme la brise en s'élevant.

cimi-ri-mi, mor! ; il n'a plus d'elTervescence.

ali-kdan-kdan u-n-m-a, le maître de la teri'e soulevée plusieurs lois t'ait le tour de l'eau. h^ ik-ik, deux souffles, ou bien il a souillé beaucoup. ^§7 ma-iiik-o, [)lus de iorce au cej'de (au vase, au cratèrej.. ^H ca-li-ma-nik , il n'y a ici plus de force. ^^ m-d, ara, montagne, vague, etc.

^^ 7n-d, ara, nioiitagne, vague. 0^ idem. [Mainiiictil de Dresde.)

^idcw.

cn-li ah-.au mn-nik, itdiib, c'est ici le roi, le yoni-lwgam , le phallus du vase, plus n'a de vigueur, obstacles.

po, matière en ell'ervescence, en putréfaction.

eziiHid) kdan kdaii kdan, le silex ou lance de l'eu a soulevé plusieurs fois la terrée (?)

kdan kdnn kdftii, plusieurs fois la terre soulevée.

■212 ÉTUDES SLR LE MANUSCRIT TROANO.

Lj nwm, matière épaisse, lave refroidie; mo-om, épaissi, lait amas à Fenlour.

/^ l-i' i/aj-, (]e nouveau, ou bien à l'endroit de la vigueui- nouvelle. (Ms. larwicaui (le la Bibliothèque iin])ériale.)

^^ hit-lni? ou Ayí/í, (jui brise et rom])l. !^Q aa, coulé.

SYMBOLES DE LA TERRE, DL FEU, DE L'AIR ET DE LEVl.

la, place, lieu, plan étendu à sec, liors de l'eau.

idem.

idem.

Il, lieu, place qu'on désigne.

idem. Variante de la copie Valiraiie.

pop on poop, natte, tei're marécageuse crevassée par la chaleur.

idem. (Dans le maïuiscrit mexicain de l'an 1070, collection Aubin. CI'. Mémoire, etc., p. /i3.)

j), p ou he, cliemin que se fait le gaz dans la terre.

pop, natte ou terre marécageuse crevassée, j)ortant par-dessous les signes du gaz.

signe delà terre encore inondée s'éievant pour sortir de l'eau, identique a\ec le caractère chic-chdn et le jupon i\ ^^!k ^*^ '^ vieille Xnuc, Xmucané ou Oaromoco, la terre mère, occupée V ''^^S\^ '' '^''*'y^'' ^*^'^ grain sur la pierre, le melhü, où coule l'eau de <^^S^?lj l'Océan.

jdau de terre aux bases crevassées par la chaleur, et inondées; ces bases soûl identiques avec les liens Si^ ^^ qu'on voit dans le Manuscril Troano, reliant les fumerolles et volcans des Antilles au corps de l'animal, symbole de la terre ensevelie sous l'eau. Ces liens indiquent la relation des localités et des stigmates volcaniques avec la terre où ils ont leur origine.

symbole de la Ierre entièrement sous l'eau, descendue au tond. (If. a\i'c le caractère hnitat, p. ^(j. (7(^st la terre crevassée avec des trous ou des ¡joiilles d'eau.

symbole du dieu Kiii-lch-Kak-Mó, soleil de l'œil de l'eu de l'ara, ou o-il du soleil , ara de feu , dont le vrai sens est : ce cratère du volcan , montagne de l'eu : •• l'image peut se lire há-an-mó, montagne de sécrétions soulevées, de terre ou d'argile soulevée. C'est le caractère hin d'où sort la tète di- Tara. au\ crêtes composées de sécrétions. La petite image qui suit ^^ en est \wn\ètre un abrégé; mais l'œil semble entouré de gouttes d'eau, symboic d'un cratère inondé.

mom-cah, lave coagulée en montagne, en mamelon. Ce vocable désigne aujouid'iiui un pain de sucre.

variante du précédent, d'après les inscriptions de Palenque.

symbole des montagnes soulevées à plusieurs reprises, idée primitive du temple ou /<?o-cfli/i américain. Sa base présente le A^ mystique ou la lunelte. image des deux golfes, peut-être les deux choses réunies.

cah, lave refroidie, gonflée comme les rayons de miel, exprimés pai' le même mot : on retrouve cette image dans le caractère ca-uac. Le génie, dans cette image, est une des nuances du dieu du feu; il tient un rayon de miel et regarde le cab-an, lave faite, montée, etc. Ce signe est fort expressif, il indique bien le caractère boursouflé du sol du Yucatán.

calebasse remplie des signes du gaz, image de la terre bonrsouflt' et soulevant les montagnes.

vai'iante de l'image précédente, d'après le Maiiiiscnl Troaiio.

l'abeille et son travail, page 119.

du tra

leu soulc

n. Vi

)lus haut.

variante du précédent, d'après le Maiiuxcnl Troano.

lak, le l'eu.

variantes du pi'érédent, d'a])rès le Manuscrit Troaiiti.

•21/, ET I DES S lili \A\ MANlSCníT T!U)\Ní).

U llammc .s\Mcv;iii( sur le svinbole de l'oaii (•(.iiPcIro.

p-.anah, signe (l(i prciiiici' ¡cl de IV u . de. Voii- |)liis liaiil. |i. (S(). soufïle, air, clr. Voii' plus liaul au raraclèrc ii.\ \). ^)[^. huj, fumée; elle esl ici représefilée sui- un couiaul deau.

¡jaz, poussière.

queue du la[)iii ou du lièvre, signe de la vapeur ([ui se congèle, hien que le signe soil à peu près identique avec le en. C'est ce qu'on reconnaît dans la figure de ce génie, ^r^^^ 'ü'-"' fíu feu, Mam ou Xmli-TeuclK, à Ja coilfun de feu et d'eau, ^,^^^ génie qui joue le rôle princijial dans le Ma- Jiitscril Tronno.

fumée et vapeur (pii se congèle.

lassue, aux enildèmes d'eau et de feu , coiiTure ordinaire des dieux du feu et de 1 eau. On la trouve sur la tète du dieu de l'eau que l'on voit ici. Ce dieu est Clidc ou TIaloc, au long nez ou au beau nez, suitioin á Indra : voilà pourquoi les Mexicains l'appelaient encore ) ani- Teiictli, le seigneur au long nez, ou plutôt au nez d'eau, yac-a, eau qui pousse. Armé d'un lum, sorte de feuille d'aloès, servant de vilebrequin, il ouvre le bassin des Caraïbes, d'où ses noms mayas d'Ali-ttim, celui du vilebrequin, ou (VA-linn, du vilebrequin d'eau, Witumu, de;- Egyptiens, ah-liim-u, celui qui perfore le vase ou le croissant, a-ltim-v. eau perforant le croissant, la terre antique.

ges diverses iiiii, et d;i

sorle de trompe, symbole de l'eau qu'on retrouve dans des dans l'œil du caractère ^^ iiirn, dans celui du caraclère ^ le ^ lia: l'eau semble encore se reproduire dans les bacliures ondulées q soutiennent le signe ^^ w, hachures qui sont, je pense, les doigts d' main étendue. Cf. plus haut, p. 6Î|, le signe ^p^ cti.

KXPOSITION Di: SYSTÍ'MF. (iP. \PI110! K MAYA.

SYMBOLKS Di- I,\ MKI*. KT DKS ILKS.

(iiissc 011 j'igot de cliovreuü ou do cerf, éci-it han, nom coinmuti aiijourd'tiiii de cette partie de la bète coupée; c'est un nom symbolique, dont la siguilication radicale est vase ou bassin d'eau , lia-u; il parait faire allusion au bassin de la mer des Caraü)es, dont le contour topograpliique, dans sa partie occidentale, est à peu près la forme d'un gigot d'animal. 11 est lié avec la corde mystique, signe de la terre inondée. L'image suivante ^ est identique sauf le socle ([ui le su])porte.

signe que l'on doit lire Izolz-ceh , tète de bète fauve avec son poil, symbole de la surface de l'eau, et en particulier, suivant toute apparence, de la surface du golfe du Mexique, tète du grand, animal englouti sous les eaux. Ce syndiole est également le signe numérique de million. Uiin-lzoU-ccli, dil Beltran, un million, symbole fort remarquable, et doni mi a trouvé des monuments nombreux sculptés en pierre au Mexique et (Unis les contrées voisines. Il est l'image de la mer des Caraïbes après son effondrement, probablement dans la partie entre la cote de Caracas et l'istbme de Panama. C'est an moins ce que semble indiquer la légende du compartiment mtermédiaire du fol. vni, ^" partie du Manuscrit Troano, où se trouve l'image en question sous le pied - ~ - ^ j^ l'animal , commençant par ces mots : Ix ik or ezaimh, etc. : trtrou caché du banc de glace entré, etc.- Le vocable oc entrer, signifie encore le pied, la jambe, et le souille du leu -JT^' entré indique la masse descendue sons Peau. I>"image sniite %r^ [larait èti-e une variante de la précédente.

•pétition de s dents, les

'S:::^^ sxmbole du soulèvement des montagnes sur la mer: cest rimagt; précédente, surmontée de la lettre (y) '. pour poiiiles.

mbole de Penfoncement de la terre descendue sous les eaux de la mer des

Caraïbes : c'est l'image d'une espèce de lapin, pointdlé de gaz: entre ses

jambes s'élève ïezanab, le silex du feu, premier signe du volcan au pic

glacé qui précéda le .soulèvement de la Guadeloupe et des petites Antilles.

1/imagc ci-contre esl celle de Paniiiial sous Peau, symbolisant

probablement le cratère du volcan double qui se souleva avec

I la Guadeloupe, volcan double qui li<;ure dans les deux llam-

beaux que Panimal tient entre ses pattes.

d'il de inoii double, symbole du golfe du Mexique et de la mer dos Caraïbes. Cf. avec le symbole ^^

l'o-il double, figuré dans la ceinture commune aux hommes, c.r, couvrant les

parties naturelles d'un corps dont on ne voit qu'un tronçon suimonté de

l'ombilic. Le même signe se retrouve dans la coilTure de femme ici présente,

.^ image de la terre inondée, et dans l'image suivante du Manuscrit de

Dresde, où figure à gauche le hau, gigotcle la bête ou vase d'eau ,

et à droite, la calebasse avec les dénis du caractère l;..;.-;; eu.

symbole probable des petites Antilles.

variante , d'après le Manuscrit de Dresde.

^^ Hcii. miioir, le mjroir à deux laces, qu'on retrouve dans ce signe ^«, et dans

le signe suivant du Mannscrit de Dresde, où le caractère a ¿}^ renversé est adossé aux deux yeu\ ou aux deux faces du miroir! Aussi ce dernier se lit-il nen-a, le miroir de l'eau, qui paraît avoir été un des noms du golfe du Mexique.

M autre signe ex, ceinture de l'homme ou double miroir, d"après le Manuscrit

Troaiio, et que le Mannscrit de Dresde répète ici sur le sigiio de la localité ^^. Ce signe, si remarquable, ainsi qu'on le voit, est un 8 parfait, c'est en même temps le signe numéri([ue hnnpir, 8,^000, identi([ue avec le

^^^, xiquipilli des Mexicains.

^^=f^ liuml-aii, le vase d'eau entier, en un, c'est-à-dire toute une moitié de l'animal,

symbole soit de toute la mer des Antilles, soit de l'Océan Atlantique. Ce qu'il y a de remarquable dans ce nom, c'est qu'il exprime en mèine Icmps le nombre cent soixante millions. Serait-ce le cbilTre approximatif des [xi- ])ulations qui ])érirent dans le cataclysme?

\^[ variante du symbole ])récédent contenant le caractère kàan, terre soulevée,

puis engloutie dans la mer.

<¿^ S^ variantes des mêmes signes dans le Manuscrit de Dresde, olfraiit le cai'aclère ciiiii, n)ori.

"^^ autre variante du signe hunal-au, la mer des Caraïbes, avec le soulèvemeni

de la terre engloutie ou renaissante.

^^f variante du même symbole avec celle du Manusciil de Dresde ^K^ •

■ivmbole mexicain d". !//«/(, la mer Atlantique, et du port de ce nom, ap])eh'' Aclu \)¡\v les Espagnols, situé à l'enlréc du golfe iYUraba, en face de l'île de Piños. au Üarieu: 11 est idenli<|ue avec les précédents.

autre variante dWtldn, dans le Mannsn-it Troano.

autre du Manusoil de Dresde.

autre de la collection de Mendoça.

symboles de la terre brûlée et abîmée sous les eaux (?). [Manuscrit de Dresde.)

symbole {Manuscrit Troano) des terres volcanisées s'enfonçant sous la mer. La divinité, à l'œil rempli d'eau, c'est-à-dire dont le cratère est déjà inondé, aux cheveux hérissés figurant la glace, s'eiforce de retenir le sol crevassé, inondé et transformé en marécage; mais les créneaux renversés de son jupon indiquent que la terre s'en va; le nénuphar seul surnage. Cette ¡mage de la page xxix* porte pour légende : Ezanah been lamat allai. r surface glacée , voie ouverte , abîmée sous l'eau , tournée terre marécageuse. ••

symbole du premier jour aprèsje cataclysme. 11 figure dans le Ms. de Dresde la gueule aux dents aiguës ¡(^^| ^^^| de Cipactli, le monstre marin qui symbolise les petites Antilles; ces îles se retrouvent ici dans l'image du dieu f=^^^ Yax-Coc, la calebasse nouvelle, se soulevant des eaux. Cette divinité (du Manuscrit Troano) se traduit encore «la tortue nouvelle,^et le nom d^Ahmut, le maître de la terre molle, identique avec le dieu du même nom en Égyjjte, fait connaître que c'est du fond de la terre amollie, ensevelie sous les eaux, que sortirent les terres nouvelles. La légende du fol. xxx* nous l'apprend en ces termes : Lamat cih kdan eh ahau, ala lave de la terre soulevée, abîmée sous les eaux, a remonté puis- (T sanee volcanique (ou comme la canne dans le vase).n

deux symboles du Manuscrit de Dresde qui paraissent appartenir au même ordre d'idées.

symbole complexe très-intéressant, olîrant comme chose principale le vase, marmite ou bassin, représentant la mer des Caraïbes avec les îles apparaissant au-dessous. En lisant l'ensemble et en commençant par les pieds, voici ce que je lis : 0-ob lia u kd-an ah ezanah xo : cries bubons de l'eau du «bassin soulevés en possession du glacier sifllant avec le feu.ii

syndjole de la surface de l'eau, identique à celui des documents égyptiens.

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