TOME VII
moyen ordre. Celui-ci, sans l'intervention des courtiers clandestins ou marrons, serait obligé de déserter son comptoir, d'aller traiter luimême les négoeiations ingratos qui produisent awrcourtier quelques écus. H':h'ô6e réclenir l'enbenise des aklers Ati que pour les services d’où ils recueillent l'or à pleines mains. Dès-lors, la masse immense des petits et moyens négociants composant la majorité serait comme dépourvue de courtiers si elle était réduite à ces privilégiés tout concentrés dans le tripot lucratif des effets publics ou de l’agiotage. Ils y sont absorhés à el. point que, sur 89 courtiers de banque à Paris (9 août 4809), on n'eWtrotvait pas 4/3 qui daignât s'occuper de la négociation des lettres de change : d'où il résulte qu'une compagnie créée pour le service du commercæ#‘he daignait pas servir le commerce, résultat bien digne des innombrables [ ] qu'a consacrés le traité des ministres consulaires sur ce monopole.
Trois moti$ Mmtious militiqt depéis bngitémps pour à révéon du traité et des statuts :
4° Le service du moyen et du petit commerce, classes qui composent les 9/10 des négecrat.
2 Le droit du fisc. On revient légalement sur les marchés, en cas de minorité par lésion d'outre-moitié. A plus forte raison doit-on y revenir quand il y a lésion de 5/6 et leurre du total sous un gouvernement mineur.
3° L'unité de système. La libre concurrence, en admettant les monopoles dans le cas d’intérét de l'État ou du commerce, doit les rejeter dans le cas de lésion révoltante de l’un et de l’autre.
Pour satisfaire à ces trois eonditions, il fallait admettre dans ke courtage comme ailleurs une graduation ou hiérarchie d'agents affectés aux divers services, ét versunt en.cattiontiement plus où moiris [ ] selon les bénéfices des forictions'auxquelles-ts: sont affectés et botmés:
Loin d'aviser à toutes ces mesures d'équité, on a dertièrement mis le comble aux [ ] en accordant l'hérédité du courtage. Quelle monstruosité ! où éti serdit le système social si pareil empiètement:s’mtoduisait dans le cotiweree et‘ darts les matiulattures, quiduræient:bien plus de droits à la: demander, car celul'qui'etpose ses capitaux mérite plus de faveur que celui qui ne hasarde que des vérbiages. Toute lie berté serait ariéattie si l'on ne pouvait élever un' évrmmtierce, fonidet ie manufacture, faire un armement, sans être l'héritier d'un mépv ciant, fabricant ou armateur. Les courtiers, fidèles à leur tactique de profiter de toutes les occasions pour adrèséer au ministère des plaintes lanvéntables sur ieër position, ont saisi le monrent où les'indemnités & &obrte exigoaient un suerifice de chaque citoyen, et, selon teur nsage ‘de daper tot e-mome, ils ont tré parti d’an moment de détresse pour
obtenir l’hérédité de leurs offices, et:à quel prix ? à peine au vingtième de la valeur réelle de cette concession.
Ceux de.Lyan ant ohtenu pour 4,000 fr. l'hérédité de fonctions qui remlent communément 40,000 fr. et quelquefois 40,000 fr. C’est encare là une.scène de monde à rebours : car, au lieu de céder l'emploi pour le capital de.la rente an denier 40, on a envisagé la rente comme capital du denier à exiger.
.Une.fonction qui.rend 40,000 fr. de rente n'en vaut-elle pas en propriété héréditaire 400,000 fr., le capital décuple? Combien de manufacturiers emploient un capital de 400,000 fr. pour obtenir, après un travail pénible, 40,000 fr., et encore courent-ils le risque de perdre, tandis que le courtier n’a jamais rien à risquer. Des années médiocres sont compensées par d'autres plus fortunées, mais il y a bénéfice dans tons les .cas ; chance qui n’existe pas pour les fabricants. C’est donc estimer très-modérément que d'estimer la concession d’hérédité du courtier au décyple du revenu moyen, On n’en a pas tiré moitié de ce revenu. Est-ce impéritie ou [ 1? Je ne sais, mais il y a lésion des 49/20, c’est done un.marché dérispire, une surprise révoltante et punissable dans. ceux quien sont les aufeurs,
J'entends vépliquer qu'il est bien embarrassant de traiter avec ces
aigrefins, .que l'autorité, en prenant farce informations, est entratnée
de.duperie en duperie. Sans. doute alle n'est pas de fprce à lutter contre le commerce, encore moins contre les courtiers qui dupent et vexent le commerce. Les financiers s’abusent étrangement s'ils envisagent les courtiers comme des conéribuableg-erdinaires, avec lesquels il suffit des lumières communes pour discerner et obtenir les droits du fisc.
Examinons par quel enchatnement | ] ils sont parvenus à circonvenir et à { ] consécutivement les divers ministères. CHAPITRE WŸ.