‹ Marat inconnu, l'homme privé, le médecin, le savantChapitre 49 sur 86 · LA MAISON DU CRIME · texte numérisé non relu

LA MAISON DU CRIME

La maison qu^habitait Marat était une sorte d'hôtel bourgeois, comme on en construisait beaucoup au dix-septième siècle ; elle était connue, depuis longtemps déjà, sous le nom à' hôtel de Cahors. Marat y occupait un appartement des plus modestes, qui était au nom de la fille Evrard, avec laquelle il cohabitait. Le loyer en était de /i50 francs.

On a maintes fois décrit cette « grande et triste maison », selon l'expression de Miclw^let, où l'on entrait « par une porte cochère légèrement cintrée, ouverte entre deux boutiques. Le porche franchi, on était dans une petite cour peu aérée, avec un puits à Tun des angles. A droite, sous une large arcade, était l'escalier de pierre, à rampe de fer forgé; il montait, en décrivant un demi-cercle, jusqu'à un palier carrelé, éclairé par deux fenêtres sur la cour. Là était la porte de l'appartement de Marat, près de

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