‹ Marat inconnu, l'homme privé, le médecin, le savantChapitre 81 sur 86 · ADDENDA · texte numérisé non relu

ADDENDA

l'apothéose de MARAT \\ . pp. 458 et suiv.).

Dans les Leîlres inédiles de Vabbé Morellel sur Vhisîoire politique et littéraire des années 4806-1807, adressées « à M. le comte de R... (Rœderer), minisire des finances à Napies )», et publiées pour faire suite aux Mémoires de Morellel (à Paris, chez Ladvocat, en 18^22, in-8l, il est question, en ces termes, d'une séance à l'Académie française, dont Morellet était membre depuis 1785 :

Mercredi 17 septembre (1806), nous étions (dans le Dictionnaire) au mot Apothéose. Fontanes rappelle à ce sujet, fort en détail, l'apothéose de Marat, et le peuple à genoux autour d'un monument élevé sur la place du Carrousel, et ses cendres portées au Panthéon, en même temps que celles de Mirabeau en étaient retirées. Vous vous souvenez que cette expulsion de Mirabeau fut décrétée sur une motion de Chénier. Celui-ci, croyant voir dans le détail soigneux que faisait Fontanes, le projet de rappeler un acte de ce patriotisme qu'on appelle aujourd'hui d'un autre nom, prend feu, et, après quelques mots piquants, va joindre Fontanes, lui parle bas comme Rodrigue au comte de Gormas, et, aussitôt que l'assemblée finit, le suit et a avec lui une nouvelle explication.

Heureusement, Fontanes lui proteste qu'il n'a point eu dessein de le blesser.

(P. 25, lettre doclobre 1806.)

Nous devons la connaissance de ce curieux extrait à M. L. Lévy-Schneider, qui la publié dans la Révolution française, du i't septembre 1908.

Page 1