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les tories inswltaient en eliœiir le corj)s législatif dont le civisme avait jusqu’alors empêché la i)atrio de Tctomber sons le joug do leur ancien maître et ils célébraient à Venvi l’heureux retour du despote. Les presbyté.iîus qui s’imaginaient bêtement célébrer leur propre triomphe faisaient chorus. Les patriotes eux-mêmes renonçaient aux douceurs de la liberté, ([u’ils avaient achetées au prix de tant de sang, imitaient l’aveugle multitude ; chacun s’cmpiessait d’écarter ce qui pourrait blesser la vue du monarque ; on arrache les armes de la république pour replacer celles de Charles; on enlève les étendards pris sur les Ecossais à Dumbaretà Woreester ; on brise les sceaux de l’Etat ; on efface tout ce qui l)Orte quelque empreinte de la liberté, ou réveille quelque idée tl’indépendance et on ordonne un Te Deuni en action de grâce.
...Non content de mettre Charles sur le trône, le peuple l’investit du pouvoir absolu. A])rès lui avoir assigné un revenu beaucoup plus considérable qu’à aucun de sts prédécesseurs, il lui attribua la disposition de toutes ks forces de l’empire britannique, il annula l’acte triennal, déclara inhabiles à tout emploi les personnes mal affectionnées au roi ; il arrêta cpie les corporations seraient toutes sous la main des officiers de la couronne, il imposa un nouveau serment de fidélité aux agents royaux, il déclara criminel de lèse-majesté quiconque jirendrait les armes contre les ordres du prince : ce qui le supposait seul maître de l’empire. Enfin, les membres du Sénat ne cessèrent d’accumuler sur la tête de Charles les plus redoutables prérogatives et d’étendre son autorité jusqu’à ce qu’écrasés eux-mêmes sous le poids de sa puissance, ils ne regardèrent plus qu’en tremblant l’idole qu’ils avaient formée, ,
Et comme si, pour prix de leurs vices, nos pèreS eussent été condamnés par le fatal destin, à être éternellement les artisans de leur misère, ils n'avaient pas plutôt renversé une idole, qu’ils en élevaient une nouvelle, pour l’adorer avec plus de bassesse et se prostituer plus honteusement encore. A peine Jacques II est-il sur le trône que le parlement rampe à i ses pieds ; au milieu des témoignages de zèle que les deux i chambres lui prodiguent, on ne sait laquelle des deux est plus j empressée de s’avilir... Enfin pour achever de rendre le prince j absolu, toutes les corporations du royaume s’empressent de ,