‹ MaratChapitre 33 sur 92 · LES CRIMES CONTRE LA RELIGION · texte numérisé non relu

LES CRIMES CONTRE LA RELIGION

Il est bon que la religion soit toujours liée au système politique, parce qu’elle est un garant de plus do la condiüte des hommes.

Il est bon aussi qu’il n’y ait qu’une religion dans l’Etat, parce que l- s membres en sont beaucoup mieux unis ; mais lorsqu’il y en a plusieurs, il faut les tolérer, tant qu’elles ne sont point intolérantes elles-mêmes, tant qu’elles ne tendent point par leurs dogmes à détruire la société.

Quelle que soit la religion dominante do l’Etat, le législateur n’a droit que d’engager les sujets à s’y conformer, en favorisant la proLssion publique du cidte extérieur, c’est-à-dire en préférant (à mérite égal) pour les emplois de confiance ceux qui la suivent.

Po ir m li itenir, défendre et propager la religion, ks prêtres ne doivent employer que la force de la persuasion ; que toujours ils s oieao d : s ai listres de paix, jamais des ministres de guerre.

Les crimes contre la religion, qui troublent l’oidre de la société, so it du ressort de la justice humaine. LtS autres sont du ressort de la justice divine. « Tout s’y passe entre Dieu et l’homme. » Les rechercher serait établir une sorte d’inquisition fatale à la liberté des citoyens ; en armant contre eux le zèle des fanatiques, ils seraient toujours en but aux persécutio.is ; la conduite la plus irréprochable, la vertu la plus éminente ne pourraient les en garantir.

Le châtiment des crimes contrelareligion, quisonf duressort de la jusrice humaine, doit toujours être sûr de la nature des choses. Que les lois se gardent de vouloir venger le ciel ; car

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