‹ MaratChapitre 77 sur 92 · SUR LA FUSILLADE DU CHAMP DE MARS · texte numérisé non relu

SUR LA FUSILLADE DU CHAMP DE MARS

Le sang des vieillards, des femmes et des enfants massacrés uitour de l’autel de la patrie, fume encore, il crie vengeance, t le législateur infâme vient de donner des éloges et des actes le remerciements publics à leurs cruels bourreaux, à leurs âches assassins. Après avoir consommé cet horrible massacre, îailly, ce fourbe insigne, à la tête de scs municipaux, accourt ni 8énat déplorer les événements malheureux qu'il a prémélités.

Non contents d’anéantir lis sociétés patriotiques, ces scéérats attentent encore à la liberté de la jiresse ; ils anéantisent la déclaration des droits, les droits de la nature. Lâches •itoyens, l’apprendrez-vous sans frémir ? ils déclarent perturlateurs du repos public tout opprimé qui, iiour se soustraire i la tyrannii', se fera une arme de son désespoir et consi illera 9 massacre de scs oppresseurs; ils déclarent pertrubateurs du ■epos public tout citoyen qui, dans ks émeutes, criera aux salelites féroces de bais.scr ou de poser les armes ; métamorphoiaut de la sorte en crimes l'humanité même d^s citoyens pailibles et ks cris de la frayeur, 1- s cris de la défe.ise natur..Ue.

Infâmes législateurs,vils scélérats,raoustrts altérés d’or et de sang, brigands sacrilèges, qui trafiquez aveclemonarquede i os

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JIARAÏ

fortunes, de nos droits, de notre liberté, de nos vies, vous a l cru frapper de terreur les écrivains patriotes et les giai d’effroi à la vue des supplices. Je me flatte qu’ils ne molliri» pas. Quant à l’ami du peuple, vous savez depuis longteiiS que tous vos décrets attentatoires à la déclaration des drejj ne sont pour lui que des torolie-cul. Que ne peut-il rail J cà sa voix deux mille hommes déterminés ! Pour sauver patrie, il irait à leur tête arracher le ccour de l’inferij Motier au milieu de nos nombreux bataillons d’esclaves, irait brûler dans son palais le monarque et ses suppôts, irait vous empaler sur vos sièges et vous ensevelir so les débris embrasés de votre antre. Juste ciel ! queue pei il faire passer dans l’âme de ses concitoyens Its feux q dévorent la sienne ! que ne peut-il laisser aux tyrans ( monde entier un exemple effrayant de vengeances populaire O ma patrie ! reçois les accents de ma douleur et de m désespoir !

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