PRÉFACE
Jusqu'à trente ans, j'ai jugé 3Iarat sur ce qu'on en (lisait autour de moi, sur ce que j'avais lu dans les historiens modernes i je le maudissais, je le conspuais, je le reniais. Vint Pexpéâence qui m'apprit (trop tard, hélas!), quoi cas ,^n doit faire de l'opinion des gens du monde et des jugements de l'histoire : la voix de la foule n'est guère qu'un écho; 'es assertions des écrivains sont le i)lus souvent • ntîichées d'ignorance ou de sottise ou de fantaî* sic, quand elles ne sont pas dictées par la mauvaise foi à la solde des partis. N'avais-je pas, d'ailleurs, dans la société, rencontré de ces parias (jue chacun repousse avec dégoût, dont on s'éloigne avec effroi, et dont le plus grand crime est d'avoir