PRÉFACE
été méconnus! L'Ami du peuple fut un de ces malheureux; je l'ai méprisé, je J'ai accusé, parce que tout le monde le méprisait, Taccusait.
Je me suis demandé, un jour, ce que Marai avait écrit, dit ou fait; je ne savais de lout cela que ce que m'en a>'ïiient répété des gens aussi peu instruits que moi , ou intéressés à me tromper. Honteux de moi-même, je résolus, puisque l'Ami du peui)le fut écrivain politique, d'étudier les trente volumes qu'il a laissés, de peser ses principes; puisqu'il fut fonctionnaire public, de comparer ses actes avec sa doctrine. Dépouillement achevé des pièces de conviction, j'ai reconnu que j'avais été injuste, illogique et lâche d'avoir accusé, condamné, calomnié sur des allégations sans fondements.
Qu(» celui qui a commencé comme j'ai fait lise ce livre, et, s'il ne croit pas à la lidélité des citations de Fauteur, à la justesse de ses déductions, à la loyauti'^ de sa conscience, qu'il ch(M*clie au moins dans notre ouvrage^ l'indication ' précise où puiser une conviction basée sur d<»s preuves écrites, seule digne d'un homme qui se respecte!
MARAT