MÂUAT FUT-IL DÉMAGOGUE
piiîsrfue vous avez oiiljlié que nous sommes vos frères... » {L'Aiffi du Peuple, iN' Ih^.)
Si ce n'est pas là un discours à égaler à ceux des plus ' pathétiques orateurs du moment, c'est donc qu'il y a des sujets qu'il faut se garder d'abordec» et que la défense de- la cause des opprimés» des méprisés, n'est jamais de mode et doit être réputée de mauvais goût? Harat n'en jugeait pcis ainsi; mais s'il prit un parti décisif, celui des faibles contre; les i)uissants, il vieut de développer ses raisons qu'il serait diiïicile de réfuter. Au point de vue révolutionnaire, en voici d'autres encore non moins solides* non moins Irréfutables : a Dans l'état de guerre où bous «ommes, il n'y * ^ ^ peuple, le petit peuple^ ce peuple si méprisé et si peu méprisable, qui puisse imposer aux «nnemis de la Révolution, les contenir dans le devoir, les forcer au silence, les réduire à cet état de terreur salutaire et si indispensable pour consoininer le grand œuvre de la Constitution ; organiser sagement l'État, et imprimer le monvcment à la nouvelle machine politique. » {Ibidem^ N* iââ.) Ce n'est pas là sans doute Tavis de nos sages lég^atenrs, mais nous savons où cette sages8e-l& nous amenés, et Fexpérience nous suffit à cet égard. Ce n*est pas non plus l'opinion des impartiaux. Les impartiaux ! comme si la justice n'était pas un parti que la conscience nous fait un devoir d'embrasser.