‹ Marbode, évèque de Rennes, sa vie et ses œuvres (1035-1123)Chapitre 12 sur 93 · C'est un récit très connu. (F. R · texte numérisé non relu

C'est un récit très connu. (F. R

fiuence de Virgile, d'Horace et d'Ovide? Etait-ce l'influence des poètes du Midi, des troubadours, chantres de l'amour et de la guerre? Ou n'était-ce pas plutôt une exagération bien commune de la voix éternelle qui parle à toute imagination jeune et ardente? Dans la poésie française, alors à sa naissance, les chansons d'amour formaient une grande partie de la littérature; Abailard s'était rendu fameux par ses vers tendres et gracieux, mis en musique par lui-même et adressés à Héloïse; saint Bernard, dans sa jeunesse, en avait composé que lui reprocha plus tard un de ses adversaires l. En tout cas, beaucoup de jeunes gens semblaient attribuer une grande importance à la vie privée des dieux, et il y avait là un danger que Marbode signala à son tour. « Un maître, dit -il, nous enseigne tout ce qu'ont imaginé les poètes, les actions honteuses de Jupiter ou les adultères de Mars; il nous parle de ces jeunes gens voluptueux, de ces jeunes filles déshonorées, qu'unit un amour mutuel mais détestable. Ces récits invitent à une faute semblable un coeur grossier, et l'enfant, frappé de l'honneur décerné au vice brûlant, désire déjà suivre lui-même les exemples criminels des dieux2. » Il s'est accusé d'avoir écrit sur des sujets

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