Histoire littéraire, t. VII, Avertissement
■2. ... magister
Dediscenda docens quœ confinxere poetae, Stupra nefanda Jovis seu Martis adultéra facta, Lascivos recitans juvenes turpesque puellas, Mutua quos jumit sed detestanda voluptas. Imbuit ad culpam similem rude fabula pectus, Praeventusque puer vitii ferventis honore Jam cupit exemplo committere fœda deorum.
(Decem capituli, II.)
peu honnêtes et trop légers1; mais sous sa plume pieuse ces paroles ne peuvent être considérées que comme un scrupule excessif. Son zèle pour l'étude, en effet, le tenait éloigné des plaisirs de ses condisciples, et lui attira même souvent leurs reproches : « Vieillard maintenant, je me souviens d'avoir supporté souvent clans ma jeunesse bien des reproches pour n'avoir pas suivi ceux de mon âge s'adonnant frivolement à des jeux et des repas intempestifs, retenu que j'étais par le désir austère d'apprendre2. » Ces reproches de ses camarades, et, comme Horace, la férule de son maître3, voilà les seuls souvenirs que Marbode nous ait laissés sur sa vie d'écolier. Dans ce temps-là, la douceur n'était pas chose ordinaire parmi les professeurs; le fouet et la férule étaient les emblèmes essentiels de la grammaire4.