‹ Marbode, évèque de Rennes, sa vie et ses œuvres (1035-1123)Chapitre 84 sur 93 · Marbodi vita, doctrinal luce perita · texte numérisé non relu

Marbodi vita, doctrinal luce perita

Enituit mundo sensu fecunda profundo.

Natus erat quorum decus cxstilit Andegavorum ; Post Redonum turbis et clero prœfuit urbis. Dura studio vixit, quae prosunt plurima dixit. Occidit antistes; facit hsec occasio tristes; Sed succurrat ei Deus et societ requiei.

(Beaug., c. 1385-6.)

les pauvres, la règle de l'équité, juste. Il portait comme une base le poids de l'Église, bœuf par la douceur et lion par la force1. »

Un Rouleau des Morts, souvent publié'2, annonça bientôt dans tous les environs la triste nouvelle de la mort de Marbode; les moines de Saint- Aubin y payaient un dernier tribut d'estime à leur illustre compagnon : « Nous vous annonçons, disaient-ils, la mort du vénérable évêque Marbode, que l'on se rappellera toujours avec honneur, de cet homme éloquent, à la piété éclatante, aux mœurs si pures, et si savant dans les études littéraires. Sa parole était toujours pleine de sel, et les discours coulaient de sa bouche plus doux que le miel. Quoique, de son temps, toute la Gaule retentît du bruit des études de toutes sortes, il était le roi des orateurs, le maître de l'éloquence française. » La lettre continuait en faisant l'éloge du prélat qui avait dirigé pendant vingt -huit ans l'Église de Rennes.

Deux mois avant Marbode, était mort à Saint- Aubin un autre moine nommé Gérard, qui avait toujours été un modèle admirable de toutes les vertus, et avait même joui du don des miracles. Le même Rouleau qui annonçait la mort de Marbode faisait connaître également celle de ce saint religieux. Sa vie fut écrite peu de temps après; son épitaphe portait qu'il était resté sept ans sans manger de pain et

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