‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 102 sur 436 · Vie des saints Josaphat et Barlaam · texte numérisé non relu

Vie des saints Josaphat et Barlaam

2. Cf. Clément d'Alex., Strom., I, 45; Bardesane, De fato, p. 16-19 (Cureton) ; Porphyre, De abstin., IV, 17.

3. Scythianus=Çakya ; Boudasf=Bodhisatva. Voir Hist. gén. des langues sémit., 1re édit., p. 250/251, note; Journal asiat., fév.-mars 1856, p. 255, 256; Mém. de VAcad. des inscr., t. XVIII, 2e partie, p. 90, 91; Lassen, Ind. Alt., III, p. 397 et suiv. ; Weber, Ind. Skizzen, 63, 64, 91, 92. Les Actes de saint Thomas ressemblent singulièrement à un soutra bouddhique.

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les Épîtres aux Colossiens et auxÉphésiens, les écrits pseudo-johanniques avaient été sous ce rapport aussi loin que possible. Les gnostiques faussaient le droit sens de tous les mots en se prétendant chrétiens. L'essence de l'œuvre de Jésus, c'était l'amélioration du cœur. Or ces spéculations creuses renfermaient tout au monde, excepté du bon sens et de îa bonne morale. Même en tenant pour des calomnies ce que l'on racontait de leurs promiscuités et de leurs habitudes licencieuses1, on ne peut douter que les sectes dont nous parlons n'aient eu en commun une fâcheuse tendance à l'indifférence morale, un quiétisme dangereux, un manque de générosité qui leur faisait proclamer l'inutilité du martyre2. Leur docétisme obstiné s, leur système sur l'attribution des deux Testaments à deux dieux différents4, leur opposition au mariage *, leur négation de la résurrection et du

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