Tertullien, Scorp., 1,45; saint Jérôme, In VigiL, c
3. Irénée, III, xi, 3; Clém. d'Alex., Strom., III, c. 4 3 et suiv. ; VII, ch. 47; Philos., VIII, 1 et suiv. Orig., Contre Celse, II, 13; Épiph., xxvi, 10; saint Jérôme, In lucif., 8; Théodoret, Hœr. fab., proœm. et I. V, c. 12; Tertullien, De carne Christi, ch. 1; Épîtres de saint Ignace.
4. Irénée, II, xxxv, 2 el suiv.; Épiph., xxvi, 6, 44, 45; lettre de Ptolémée à Flora, dans Épiph., xxxni, 3, 7.
5. Oî toû vo'jaou xaTaTp«x,ovT*ç kcÙ rot» ■yâp.ou. Clém. d'Alex., Strom., IV, 18.
138 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 165J
jugement S fermaient également devant eux les portes d'une Église où la règle des chefs fut toujours une sorte de modération et d'opposition aux excès. La discipline ecclésiastique, représentée par l'épiscopat, fut le rocher contre lequel ces tentatives désordonnées vinrent toutes se briser.
On craindrait, en parlant plus longuement de pareilles sectes, d'avoir l'air de les prendre plus au sérieux qu'elles ne se prirent elles-mêmes. Qu'étaient-ce que les phibionites, les barbélonites* ou borboriens, les stratiotiques ou militaires, les lévitiques, les coddiens*? Les Pères de l'Église sont unanimes pour verser sur toutes ces hérésies un ridicule qu'elles méritaient sans doute et une haine qu'elles ne méritaient peut-être pas. Il y avait en tout cela plus de charlatanisme que de méchanceté. Avec leurs mots hébreux souvent pris à contresens4, leurs formules magiques, plus tard leurs amu-