‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 104 sur 436 · Peut-être fttm tllHa, h rerpa^t Ôto'ç · texte numérisé non relu

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3. Épiph., Hœr., xxvi, 3, 40; Philastre, c. 57; Théodoret, I, 43. C'étaient, ce semble, des ophites. Lipsius, Die Quellen der œlt. Ketz., p. 497-199, 223, note. Cf.- Pistis Sophia, p. 233 (trad.), Matter, Hist. du gnost., pi. I. F, n° 4; expl., p. 28.

4. Irénée, I, xiv, xv, xvi, xxi, xxx, 5; Philosoph., V, 8,26; Celse, dans Orig., Contre Celse,\I, 31, 32; Épiph., Hœr., xxvi, 4 ; xxix, 20; xxxvi ; Pseudo-Aug., 46; Pistis Sophia, p. 223 et suiv, (trad.). Cf. Lucien, Alex., 43; Origène, Contre Celse, I, c. 22.

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lettes et leurs abraxas1, les gnostiques de bas étage ne méritent que le mépris. Mais ce mépris ne doit pas rejaillir sur les grands hommes qui cherchèrent dans ce narcotique puissant le repos ou, si l'on veut, l'étourdissement de leur pensée. Valentin eut à sa manière du génie. Garpocrate et son fils Épiphane furent de brillants écrivains, gâtés par l'utopie et le paradoxe, mais parfois étonnants de profondeur. Le gnosticisme eut un rôle considérable dans l'œuvre de la propagande chrétienne. Souvent il fut la transition par laquelle on passait du paganisme au christianisme*. Les prosélytes ainsi gagnés devenaient presque toujours orthodoxes; jamais ils ne retournaient au paganisme.

C'est surtout l'Egypte qui garda de ces rites étranges une empreinte ineffaçable. L'Egypte n'avait pas eu de judéo-christianisme. Un fait remarquable, c'est la différence entre la littérature copte et les autres littératures chrétiennes de l'Orient. Tandis que la plupart des ouvrages judéo-chrétiens se retrouvent en syriaque, en arabe, en éthiopien, en arménien, le copte ne montre qu'un arrière-fonds gnostique^ sans rien au delà. L'Egypte passa ainsi sans intermédiaire de l'illuminisme païen à rillumi-

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