Polycrate, l. c. ; Tertullien, dans saint Jérôme, L c
3. Polycrate, à Éphèse, se vante d'avoir lu toute l'Écriture et d'avoir conféré avec des chrétiens du monde entier. Dans Eus., V, xxiv, 7.
180 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 165\
s'informer du véritable état du Canon. Il en rapporta un catalogue des livres reçus universellement1; c'était purement et simplement le canon juif, composé de vingt-deux livres8, à l'exclusion d'Esther. Les apocryphes, comme le livre d'Hénoch, l'apocalypse d'Esdras, Judith, Tobie, etc., qui n'étaient pas reçus par les juifs, étaient également exclus de la liste de Méliton. Sans être hébraïsant, Méliton se fit le commentateur attentif de ces écrits sacrés. A la prière d'Onésime, il réunit en six livres les passages du Pentateuque et des Prophètes qui regardaient Jésus- Christ et les autres articles de la foi chrétienne. Il travaillait sur les versions grecques, qu'il comparait avec le plus de diligence possible.
L'exégèse des Orientaux lui était familière; il la discutait de point en point8. Comme l'auteur de ce qu'on appelle l'Epi tre de Barnabe, il paraît avoir eu une tendance marquée vers les explications allégoriques et mystiques4, et il n'est pas impossible que