Cf. Jos., Contre Apion, I
3. On ne sait pas bien ce qu'il désigne par ô Êêpaîoç, é zûpoç. Routh, I, p. 418, 4 42; Pitra, II, p. lxiv. Voir De Wette, Einl., § 44, note m, et § 64, note 6. L'appartenance des fragments tirés des Chaînes est douteuse.
4. Origène, In Psalm., m t. II, p. 548, Delarue; passage syriaque, Gureton, p. 53-54; Pitra, II, p. lix-lx (authenticité
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son ouvrage perdu, intitulé la Clef, ne fût déjà un de ces répertoires d'explications figurées par lesquelles on cherchait à écarter les anthropomorphismes du texte biblique et à substituer aux sens trop simples des sens plus relevés l,
Parmi les écrits du Nouveau Testament, Méliton ne paraît avoir commenté que l'Apocalypse. Il en aimait les sombres images ; car nous le voyons luimême annoncer que la conflagration finale est proche, qu'après le déluge de vent * et le déluge d'eau ,
douteuse) ; fragments Routh, I, p. 120, Pitra, II, p. lxiii-lxiv; Otto, Corpus apologeiarum, t. IX, p. 416 et suiv.
1 . L'ouvrage latin que dom Pitra a publié (Spicil. Sol., II et III), comme étant la Clef de Méliton, est une compilation de passages des Pères latins pouvant servir à l'explication allégorique des Écritures, qui figure pour la première fois dans la Bible de Théodulphe. Cf. Theolog. Studien undKritiken, 1857, p. 584-596 (Steitz). Ce travail serait à reprendre, car ce qui concerne les manuscrits latins y est tout à fait insuffisant. L'ouvrage fut d'abord anonyme; puis un copiste l'identifia avec la Clef de Méliton. Ne résulte-t-il pas au moins de ce dernier fait que la Clef de Méliton était un répertoire du même genre et qu'on en avait, dans le monde latin, une certaine connaissance ? On est porté à le croire, quand on considère que presque tous les fragments de Méliton conservés dans les Chaînes grecques sont pleins d'explications symboliques (voyez note précédente, surtout Routh, I, p. 1 20 ; Pitra, II, p. lxiii-lxiv). Mais il faut observer que Méliton a été l'objet de diverses confusions, surtout avec Mélétius (Cureton, p. 96-97), et qu'on lui a prêté beaucoup d'écrits apocryphes. Cf. Otto, Corpus apolog., t. IX, p. 401 et suiv.
2. De veritate, p. 1 8 (de redit, franc.) . Comp. Origène, Contre
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viendra le déluge de feu, qui consumera la terre, les idoles et les idolâtres ; les justes seuls seront sauvés comme ils le furent jadis dans Parche. Ces croyances bizarres n'empêchaient pas Méliton d'être, à sa manière, un esprit cultivé. Familier avec l'étude de la philosophie, il chercha, dans une série d'ouvrages qui malheureusement se sont presque tous perdus, à expliquer par la psychologie rationnelle les mystères du dogme chrétien. 11 écrivit, de plus, quelques traités où la préoccupation du montanisme paraît dominer, sans qu'il soit possible de dire s'il en était l'adversaire ou s'il y était en partie favorable. Tels furent ses livres ■ sur la Règle de vie et les prophètes, sur l'Église, sur le Jour du dimanche, sur la Nature de l'homme et sa formation, sur l'Obéissance que les sens doivent à la foi, sur l'Ame et le corps ou sur l'Intelligence, sur le Baptême, sur la Création et la naissance du Christ, sur l'Hospitalité, sur la Prophétie, sur le Diable et l'Apocalypse de Jean, sur Dieu incarné, ou
Celse, IV, 20; Dillmann, Das chrislL Adambuch, p. -118; la Caverne des trésors, citée dans Cureton, p. 94-95.
1. Liste d'Eusèbe (IV, 26), en comparant Rufin, saint Jérôme, la traduction syriaque {Cureton, p. 57 ; Pitra, II, p. lxv-lxvi) et les fragments syriaques, Cureton, p. 52 et suiv. ; Pitra, II, lvi et suiv. Le sermon sur la Passion, cité par Anastase le Sinaïte, est de Mélétius (Cureton, p. 96-98 ; Land, Anêcdota Syr., I, p. 34). Le sermon De cruce (Cureton, p. 52-53; Pitra, II, p. lviii) est probablement identique à cet ouvrage. Voir Otto, op. cit., p. 377 et suiv.
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sur l'Incarnation du Christ, contre Marcion l. On a pu croire qu'il exista aussi un livre de Prophéties qu'il aurait composées 8.
Méliton passa, en effet, pour prophète * ; mais il n'est pas sûr que ses prophéties aient formé un ouvrage à part. Admettant la prolongation du don de prophétie jusqu'à son époque, il put ne pas repousser à priori les montanistes de Phrygie. Sa vie, d'ailleurs, se rapprochait de la leur par un certain ascétisme 4 . Seulement il ne reconnut pas les révélations des saints de Pépuze ; sans quoi, certainement, l'orthodoxie l'aurait lui-même rejeté de son sein.
Un de ses traités, celui qu'il intitula « de la Vé-
\. ttepî èvatop-ocTou ôacû (syr. : Sur Dieu revêtu d'un corps } Cur., p. 34, texte). Otto, p. 394 et suiv. C'est à tort qu'Origène (dans Théodoret, Quœstiones in Gen., cap. i, interr. 20) a conclu de ce titre que Méliton faisait Dieu corporel. Comp. Gennadius, De dogm. eccl., c. 4. Le traité «spt aapxwosw; xp1^0" dont parle Anastase le Sinaïte (Hodeg., ch. xm, p. 260, édit. Gretser) était peut-être identique au ««pi èvawfxàTou ôeoù mentionné par Eusèbe. Le traité de la Vérité (voir ci-après), qui paraît bien de Méliton, est plein du déisme et du spiritualisme le plus pur.
2. Eus., IV, XXVI, 2, xat Xdp; aùroS «epl «pccpvrretaç. Rufin, saint Jérôme et le traducteur syriaque ont traduit comme s'il y avait ««pi «pcxpiretaç au™}. Voir Otto, p. 377.