‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 138 sur 436 · Irénée, dans Eus., V, xxiv, M · texte numérisé non relu

Irénée, dans Eus., V, xxiv, M

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plaça tout à fait celui de la sortie d'Egypte, comme celui de la sortie d'Egypte avait remplacé le sens purement naturaliste de l'antique paskh sémitique, la fête du printemps.

Vers Tan 196, la question se représenta plus vive que jamais \ Les Eglises d'Asie persistaient dans leur vieil usage. Rome, toujours ardente pour l'unité, voulut les réduire. Sur l'invitation du pape Victor S on tint des réunions d'évêques ; une vaste correspondance fut échangée. Eusèbe eut entre les mains l'épître synodale du concile de Palestine, présidé par Théophile de Gésarée et Narcisse de Jérusalem, la lettre du synode de Rome, contresignée par Victor, les lettres des évêques du Pont, que Palma présida comme étant le plus ancien, la lettre des Églises de Gaule, dont Irénée était l'évêque, enfin, celles des Églises d'Osrhoène, sans parler des lettres particulières de plusieurs évêques, notamment de Bacchylle de Corinthe. On se trouva unanime pour la translation de Pâques au dimanche *. Mais les évêques d'Asie, forts

1 . Eus., H. E., V, eh. xxm, xxiv, xxv; saint Jérôme, Chron., Schœne, p. 174, 177; De viris ill., 35, 43-45; Anatolius, dans Gilles Boucher, De cycl. Vict., p. 443 et suiv.; Conciles deLabbe, I, p. 600; Photius, cod. cxx.

t. Polycrate, dans Eus., V, xxiv, 8.

3. Eusèbe ne parle cependant pas d'Antioche. Saint Athanase dit qu'à l'époque du concile de Nicée, la Syrie, la Cilicie et la

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de la tradition de deux apôtres et de tant d'hommes illustres, ne voulurent pas céder. Le vieux Polycrate, évêque d'Éphèse, écrivit en leur nom une lettre assez acerbe à Victor et à l'Église de Rome1.

C'est nous qui sommes fidèles à la tradition, sans y rien ajouter, sans en rien retrancher. C'est en Asie que reposent ces grands hommes bases1, qui ressusciteront au jour de l'apparition du Seigneur, en ce jour où il viendra du ciel avec gloire pour ressusciter tous les saints : Philippe, celui qui fit partie des douze apôtres, qui est enterré à Hiérapolis, ainsi que ses deux filles, qui vieillirent dans la virginité, sans parler de son autre fille, qui observa dans sa vie la règle du Saint-Esprit *, et qui repose à Éphèse; — puis Jean, celui dont la tête s'inclina sur la poitrine du Seigneur, lequel fut pontife portant lepètalon*, et martyr, et docteur ; celui-là aussi est enterré à Éphèse ;

— puis Polycarpe, celui qui fut à Smyrne évêque et martyr;

— puis Thraséas, à la fois évêque et martyr d'Euménie, qui est enterré à Smyrne. Pourquoi parler de Sagaris, évêque et martyr, qui est enterré à Laodicée, — et du bienheureux Papirius, — et de Méliton, le saint eunuque1, qui ob-

Mésopotamie célébraient la fête avec les juifs. Athanase, De syn., p. 749; Ad Afros, p. 892, édit. Bénéd.

\. Eus., V, xxiv, 2 suiv. ; cf. III, xxxi, 3.

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