Clém. d'Alex., Stro?n., IV, 4 3; cf. VII
5. Eusèbe, V, 48; saint Jérôme, ï)e vir. ill., 40. Le Praëdestinatus, 26, en fait un évoque d'Éphèse.
6. Eusèbe, V, ch. xvi et xvu; c'est à tort qu'on regarde l'Asterius Urbanus, cité dans Eusèbe, V, xvi, 47, comme l'auteur de
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appartint peut-être l'écrit dont fit partie le fragment connu sous le nom de Canon de Muratori, dirigé en même temps, ce semble, contre le pseudo-prophétisme montaniste et contre les rêves gnostiques. Les montanistes, en effet, ne visaient pas à moins que faire admettre les prophéties de Montan, de Priscille et de Maximille dans le corps du Nouveau Testament1. La conférence qui eut lieu, vers 210, entre Proclus, devenu le chef de la secte8, et le prêtre romain Gaïus, roula sur ce point *. En général, l'Église de Rome, jusqu'à Zéphyrin, tint très ferme contre ces innovations * .
L'animosité était grande de part et d'autre; on s'excommuniait réciproquement. Quand les confesseurs des deux partis étaient rapprochés par le martyre, ils s'écartaient les uns des autres et ne voulaient avoir rien de commun5. Les orthodoxes redoublaient de sophismes et de calomnies pour prouver que les
l'écrit en question. Ce personnage semble plutôt avoir été montaniste. Saint Jérôme paraît attribuer l'ouvrage de l'Anonyme à Rhodon (Tillemont, Mém., III, p. 65).
\ . Hesse, Das muratori' sche Fragment, p. 297, 273 et suiv