‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 157 sur 436 · L'Anonyme, dans Eus., V, xvi · texte numérisé non relu

L'Anonyme, dans Eus., V, xvi

J28 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 17fl|

martyrs montanistes (et nulle Église n'en avait davantage) étaient tous des misérables ou des imposteurs1, et surtout pour établir que les auteurs de la secte avaient péri misérablement, par le suicide, forcenés, hors d'eux-mêmes, devenus la dupe ou la proie du démon*.

L'engouement de certaines villes d'Asie Mineure pour ces pieuses folies ne connaissait point de bornes. L'Église d'Ancyre, à un certain moment, fut tout entière entraînée, avec ses anciens, vers les dangereuses nouveautés3. II fallut l'argumentation serrée de l'évêque anonyme et de Zotique d'Otre, pour leur ouvrir les yeux, et même la conversion ne fut pas durable ; Ancyre, au ive siècle, continuait d'être le foyer des mêmes aberrations4. L'Église de Thyatires fut infestée d'une manière encore plus profonde. Le phrygisme y avait établi sa forteresse, et longtemps on considéra cette antique Église comme perdue pour le christianisme *. Les conciles d'Iconium et de Synnade,

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