Eusèbe, V, prooem.: Sulpice Sévère, Hist. sacra, II
[An 177] MARC-AURÈLE. 303
des dieux. Malheureusement, l'autorité cédait. Les deux ou trois dernières années du règne de Marc- Aurèle furent attristées par des spectacles tout à fait indignes d'un si parfait souverain1.
A Lyon, la clameur populaire alla jusqu'à la rage. Lyon était le centre de ce grand culte de Rome et d'Auguste, qui était comme le ciment de l'unité gauloise et la marque de sa communion aves l'empire. Autour du célèbre autel situé au confluent du Rhône et de la Saône2, s'étendait une ville fédérale, composée des délégués permanents des soixante peuples de la Gaule, ville riche et puissante, fort attachée au culte qui était sa raison d'être3. Tous les ans, le 1er août, le grand jour des foires gau-