‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 209 sur 436 · Gelse, dans Orig., VII, 40; VIII, 38, 53, 58, etc · texte numérisé non relu

Gelse, dans Orig., VII, 40; VIII, 38, 53, 58, etc

2. L'emplacement de l'autel est fixé avec certitude sur la colline Saint-Sébastien, vers l'endroit où la pente de la Croix-Rousse devient tout à fait abrupte, soit près du chevet de l'église Saint- Polycarpe, au sommet du dos d'âne de la rue du Commerce, plus près du Rhône actuel que de la Saône (là furent trouvées les tables de Claude) ; soit, comme on incline maintenant à le croire, à l'ancien Jardin des Plantes. Le confluent du Rhône et de la Saône était autrefois au pied de la colline, à la place des Terreaux. Voir Aug. Bernard, le Temple d'Auguste, Lyon, 4 863 ; Léon Renier, Martin-Daussigny, Allmer, divers mémoires; Revue crit., 4 2 juillet 4879, p. 31 ; Allmer, Revue épigr., 4878, p. 2-5, 44-13, 25-26, 64-64, 89-94.

3. Rappelons que la colonie romaine avait son centre à Fourvières. La ville syro-asiate et chrétienne devait être dans les îles du confluent, vers Athanacum (Ainai). Voir V Église chrétienne, p. 475.

304 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 177]

loises1, et jour anniversaire de la consécration de l'autel, des députés de la Gaule entière s'y réunissaient. C'était ce qu'on appelait le Concilium Galliarum, réunion sans grande importance politique, mais d'une haute importance sociale et religieuse*. On célébrait des fêtes qui consistaient en luttes d'éloquence grecque et latine et en jeux sanglants \

Toutes ces institutions donnaient beaucoup de force au culte national. Les chrétiens, qui ne pratiquaient pas ce culte, devaient paraître des athées, des impies. Les fables, universellement admises sur leur compte, étaient répétées et envenimées. Ils pratiquaient, disait-on, des festins de Thyeste, des incestes à la façon d'OEdipe. On ne s'arrêtait devant aucune absurdité; on alléguait des énormités impossibles à décrire, des crimes qui n'ont jamais existé4. Dans tous les temps, les sociétés secrètes affectant le mystère ont provoqué de tels soupçons*. Ajoutons que les désordres de

4 . D'Arbois de Jubainville, Comptes rendus de l'Acad. des se. morales et pol., sept. 4880.

2. Aug. Bernard, le Temple d'Aug. et la Nationalité gauloise, précité (réserves de M. de Barthélémy, Paris, 4864).

3. Strabon, IV, m, 2; Tite-Live, Êpit., cxxxvn; Suétone, Calig., 20; Claude, 2. Des inscriptions marquaient la place des délégués de chaque cité gauloise. Aug. Bernard, ouvrage cité.

4. Comp. Tertullien, ApoL, 7, 8. Minucius Félix, 8, 9; les Actes de saint Épipode, de saint Pollion.

Page 1