Voir saint Augustin, De cura pro mortuis gerenda
2. Grégoire de Tours, De gloria mart., 49; Adon, 2 juin. L'homélie attribuée à saint Eucher n'en parle pas.
3. Dans l'église des Saints-Apôtres ou de Saint-Nizier, selon les uns, d'Ainai selon les autres (Tillemont, Mèm., III, 25-26; Spon, p. 487). Le nom de martyres Athanacenses, « martyrs d'Ainai » (Grégoire de Tours, l. c), vient peut-être de ce qu'Ainai fut le premier quartier chrétien. Voir VÊgl. chrét., p. 475. Ainai s'étendait alors sur la rive droite et comprenait la colline de Saint- Just. V. Journal des Sav., juin 4 881, p. 346. Gela donne une certaine valeur au vocable des Macchabées. Voir note suivante.
[An 177] MARC-AURÊLE. 339
innocentes victimes sous le nom de Macchabées1. Le nombre des victimes avait été de quarantehuit*. Les survivants des Églises si cruellement éprouvées se rallièrent bien vite. Vettius Épagathus se retrouva ce qu'il était, le bon génie, le tuteur de l'Église de Lyon. Il n'en fut pas cependant i'évêque. Déjà la distinction de l'ecclésiastique par profession et du laïque qui sera toujours laïque est sensible. Irénée, disciple de Pothin, et qui avait, si on peut s'exprimer ainsi, une éducation et des habitudes cléricales, prit la place de ce dernier dans la direction de l'Église \ Ce fut peut-être lui qui rédigea, au nom des communautés de Lyon et de Vienne, cette admirable lettre aux Églises d'Asie et de Phrygie, dont la plus grande partie nous a été conservée, et qui renferme tout le récit des combats des martyrs4. C'est un des
4. C'est l'ancien nom de l'église, d'abord cathédrale, deSaint- Just. Voir Colonia, Hist. litt. de Lyon, I, p. 4 68 et suiv.
2. Grég. de Tours, De gloria mari., 49; Hist., I, 27 (comp. le martyrologe d'Adon). Bien que très inexacts, ces passages peuvent contenir un écho de la Lettre des Églises, laquelle, quand elle était complète, se terminait par un catalogue et un classement des martyrs. Voir Eusèbe, V, iv, 3.