‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 228 sur 436 · Eus., V, v, 8; xxm, 3; xxiv · texte numérisé non relu

Eus., V, v, 8; xxm, 3; xxiv

4. L'esprit est le même que celui d'irénée (voir surtout Eus., V, h, 6-7, en comp. Eus., V, xxiv, 4 8), opposé au gnosticisme, très indulgent pour le montanisme. Rapprochez les idées sur l'Antéchrist et sur Satan, qui remplissent la lettre, du millénarisme effréné d'irénée (Eus., III, xxxix, 43). Notez aussi l'amitié

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morceaux les plus extraordinaires que possède aucune littérature. Jamais on n'a tracé un plus frappant tableau du degré d'enthousiasme et de dévouement où peut arriver la nature humaine. C'est l'idéal du martyre, avec aussi peu d'orgueil que possible de la part du martyr. Le narrateur lyonnais et ses héros sont sûrement des hommes crédules ; ils croient à l'Antéchrist qui va venir ravager le monde ' ; ils voient en tout l'action de la Bête*, du démon méchant auquel le Dieu bon accorde (on ne sait pourquoi) de triompher momentanément. Rien de plus étrange que ce Dieu qui se fait une guirlande de /leurs des supplices de ses serviteurs, et se plaît à classer ses plaisirs, à désigner exprès les uns pour les bêtes, les autres pour la décapitation, les autres pour l'asphyxie en prison 3. Mais l'exaltation, le ton mystique du style, l'esprit de douceur et le bon sens relatif qui pénètrent tout le récit inaugurent une rhétorique nouvelle et font de ce morceau la perle de la littérature chrétienne au 11e siècle.

A l'épître circulaire, les frères de Gaule joignirent les lettres relatives au montanisme écrites par les

tendre de l'auteur pour Vettius Épagathus et l'absence de toute mention d'Irénée lui-même. Cf. QEcumenius, In I Pétri, ni.

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