‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 239 sur 436 · É. Pélagaud, Étude surCelse, Lyon, 4 878, p · texte numérisé non relu

É. Pélagaud, Étude surCelse, Lyon, 4 878, p

3. Orig., I, 28, 32, 39. Cf. les Évangiles,?. 4 89-490 (ajoutez: Elisée Vartabed, p. 494, 495, Langlois) ; ïalm. de Jér., Aboda zara, h, 2. Voir G. Rœsch, dans Theol. Stud. und KriL, 4 873, p. 77 et suiv.

4. Justin, Dial.j 69; Apol. I, 30; Arnobe, I, 43; Gelse, dans Orig., I, 6, 28, 32, 38 ; Talm. de Bab., Sanhédrin, 407 6; Schabbath, 404 b.

[An 178) MARC-AURÈLE. 355

naïvement enfantin dans les récits de la création, du déluge, de l'arche. Le caractère sanglant, dur, égoïste de l'histoire juive ; la bizarrerie du choix divin, se portant sur un tel peuple pour en faire ie peuple de Dieu1, sont bien mis en lumière. L'âpreté des railleries juives contre les autres sectes est vivement relevée comme un acte d'injustice et d'orgueil2. Tout le plan messianique de l'histoire judéo-chrétienne, ayant pour base l'importance exagérée que les hommes, et en particulier les Juifs, s'attribuent dans l'univers, est réfuté de main de maître 8. Pourquoi Dieu descendrait-il ici-bas? Serait-ce pour apprendre ce qui se passe parmi les hommes? Mais ne sait-il pas toutes choses? Sa puissance est-elle si bornée, qu'il ne puisse rien corriger sans venir lui-même dans le monde ou y envoyer quelqu'un? Serait-ce pour être connu? C'est lui prêter un mouvement de vanité tout humain. Et puis pourquoi si tard ? pourquoi plutôt à un moment qu'à un autre ? pourquoi plutôt en tei pays qu'en tel autre ? Les théories apocalyptiques de l'embrasement final4, de la résurrection, sont de même victorieusement réfutées. Bizarre prétention de rendre

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