‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 24 sur 436 · Gapitolin, Ant. le Phil., 23 ; Dion Gassius, LXXI · texte numérisé non relu

Gapitolin, Ant. le Phil., 23 ; Dion Gassius, LXXI

5. Nisi a voluptariis unice amabatur. Vulcat. Gall., Avidius Cassius, 7.

[An 161] MaRC-AURÊLE. 31

au spectacle le moins qu'il pouvait et uniquement par complaisance. Il affectait, pendant la représentation , de lire, de donner des audiences, de signer des expéditions, sans se mettre en peine des railleries du public. Un jour, un lion, qu'un esclave avait dressé à dévorer des hommes, fit tant d'honneur à son maître, que de tous les côtés on demanda pour celui-ci l'affranchissement. L'empereur, qui, pendant ce temps, avait détourné la tête, répondit avec humeur : « Cet homme n'a rien fait de digne de la liberté. » Il porta plusieurs édits pour empêcher les manumissions précipitées, prononcées sous le coup des applaudissements populaires, qui lui semblaient une prime décernée à la cruauté1.

4. Capiton n, 4, 41, 12, 15, 23; Dion Cassius, LXXI, 29; Hérodien, V, h, 4; Digeste, XL, îx, 47, proœm. ; Code Just., VII, si, 3.

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