Saint Gyprien, Epist
SI
418 ORIGINES DU CHRISTIANISME. (An 479J
d'Ignace *, dont la lettre censée de Polycarpe 2 est peut-être une annexe. On peut supposer que ces écrits parurent vers le temps où nous sommes arrivés 3. Qui mieux que ces deux grands évêques martyrs, dont la mémoire était partout révérée4, pouvait conseiller aux fidèles la soumission et l'ordre ?
Obéissez à l'évêque comme Jésus-Christ obéit au Père, et au corps presbytéral comme aux apôtres ; révérez les diacres comme le commandement même de Dieu. Que rien de ce qui concerne l'Église ne se fasse en dehors de l'é vêque. En fait d'Eucharistie, celle-là doit être tenue pour bonne qui est administrée par l'évêque ou par celui à qui il en a confié le soin. Là où l'évêque est visible, que là soit le peuple, de même que, là où est le Christ Jésus, là est l'Église catholique. Il n'est permis ni de baptiser, ni de faire l'agape en dehors de l'évêque ; l'approbation
\ . Voir les Évangiles, p. xvii et suiv. On ne diminue pas les objections contre l'authenticité de ces Épi très en rabaissant le martyre d'Ignace au temps d'Adrien ou d'Antonin (Harnack, Die Zeit des Ignalius, Leipzig, 4878). C'est dans leur style môme et leur tour que les épîtres ignatiennes portent le caractère de l'apocryphe.