Gennadius, M. vir. catal., ch. it
446 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 179]
vices qu'il avait rendus. Le jour de sa naissance fut marqué 5 dans la Chronique d'Edesse, parmi les grands anniversaires de la cité. Son école dura pendant tout le ine siècle, mais ne produisit aucun homme bien célèbre1. Plus tard, le germe de dualisme qui était dans la doctrine du maître rapprocha l'école du manichéisme. Les chroniqueurs byzantins et leurs disciples les polygraphes arabes constituèrent une sorte de trinité du mal, composée de Marcion, Ibn- Daïsan, Manès. Le nom de daïsanites devint synonyme d'athée, de zendik ; ces daïsanites comptèrent, pour les musulmans, parmi les sectes secrètes affiliées au parsisme, tronc maudit de toutes les hérésies1.