‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 320 sur 436 · De Rossi, Bull., 1866, p. 24. Voir, Le Blant, Inscr. chr · texte numérisé non relu

De Rossi, Bull., 1866, p. 24. Voir, Le Blant, Inscr. chr

454 ORIGINES DU CHRISTIANISME. \ An 180)

hasardeux de conclure qu'il y eût des fidèles portant ces grands noms par le droit du sang. La clientèle et la servilité étaient l'origine de ces ambitieux agnomina. — De même, l'étiage intellectuel fut d'abord assez bas1. Cette haute culture de la raison que la Grèce avait inaugurée fit généralement défaut dans les deux premières générations. Avec Justin, Minucius Félix, l'auteur del'Épître à Diognète, la moyenne s'élève; bientôt avec Clément d'Alexandrie et Origène, elle s'élèvera encore ; à partir du me siècle, le christianisme possédera des hommes ayant avec les hommes éclairés du siècle une commune mesure.

Le grec est encore essentiellement la langue chrétienne. Les plus anciennes catacombes sont toutes grecques. Au milieu du me siècle, les sépultures des papes ont des épitaphes en grec *. Le pape Corneille écrit aux Églises en grec \ La liturgie romaine est en langue hellénique ; même quand le latin a pré-

de la Gaule, I, p. 418 et suiv.; Revue arch., avril 4880, p. 322 et suiv. « de ultima faece ». Min. Fel., 8 (cf. 36) ; Gelse, voir cidessus, p. 362 et suiv. ; saint Jérôme, In GaL, III, prol. ; Actes des martyrs, Le Blant, Revue arch., 1. c.

4. Justin, Apol. H, 10; Athénag., 44. Facilité à se laisser duper • Lucien, Peregr., 13.

2. Catacombe de saint Gailiste : de Rossi, Roma sott., II, p. 27 et suiv. La première épitaphe latine est celle de saint Corneille, mort en 252.

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