Voir VÈgl. chrét., p. 493, et ci-dessus, p. 390 et suiv
4. Voir Guérin, Voy. en Tunisie, I, p. 308 et suiv. Notez, dans l'inscription p. 302, le nom de Speratœ.
5. M. Usener (op. cit.) a démontré ce qu'avait déjà bien entrevu M. Léon Renier (Œuvres de Borghesi, t. VIII, p. 615), savoir que les Actes des martyrs scillitains sont de l'an 180. Ruinart, Acta sine, p. 84 et suiv.; Tillemont, Mém., III, p. 131 et suiv., 638 et suiv. Le texte grec, publié par M. Usener, me parait l'original. Voir page précédente, note 4.
458 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 180J
Édesse devenait de jour en jour ua centre chrétien d'importance majeure. Placée jusque-là dans le vasselage des Parthes, l'Osrhoène était soumise aux Romains depuis la campagne de Lucius Verus (165) ; mais elle garda sa dynastie d'Abgars et de Manous jusque vers le milieu du m* siècle *« Cette dynastie, qui se rattachait aux Izates juifs de l'Adiabène, se montra extrêmement favorable au christianisme*. En 202, à Édesse, une église est détruite par une inondation *. L'Osrhoène possédait de nombreuses communautés chrétiennes à la fin du ip siècle4. Un certain Palut, évêque d' Édesse, ordonné par Sérapion d'Antioche (190-210), resta célèbre par ses luttes contre les hérésies5. Enfin, Abgar VIII bar Manou (.176-213) 6 embrassa définitivement le chris-
4. Tillemont, Hist. des emp., II, p. 352-354; III, p. 444- 415. Cf. Lucien, Quom. hist. conscr., 22, 24.
2. C'est par erreur cependant qu'on a cru voir la croix dans l'ornement de perles que présente, sur certaines monnaies d'Édesse, la tiare de PAbgar [de Longpérier].