‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 324 sur 436 · Dion Cassius, LXXVII, 5,42; Spartien, Carac · texte numérisé non relu

Dion Cassius, LXXVII, 5,42; Spartien, Carac

surtout cette lettre prétendue de Jésus-Christ à Abgar, dont Édesse devait être si fière plus tard '.

Ainsi fut fondée, à côté de la littérature latine des Églises d'Afrique, une nouvelle branche de littérature chrétienne : la littérature syriaque. Deux causes la créèrent, le génie de Bardesane et le besoin de posséder une version araméenne des livres saints. L'écriture araméenne était depuis longtemps employée dans ces contrées, mais n'avait pas encore servi à fixer un vrai travail littéraire. Des judéo-chrétiens posèrent la base d'une littérature araméenne en traduisant l'Ancien Testament en syriaque 2. Puis vint la traduction des écrits du Nouveau; puis on composa des récits apocryphes. Cette Eglise syrienne, destinée plus tard à un vaste développement, paraît avoir

4. V. V Antéchrist, p. 64-65. Ajoutez G. Phillips, the Doctrine of Addaï. Londres, 4 876 (voy. Revue crit., 6 janv. 1877, p. 5-7; 6 déc. 4880, p. 447-449; Zeitschrift fur K. G., II, p. 92-94, 494-495); Lipsius, ouvrage cité. Comp. la Ai&xxvi 'A&- £<xtoo dans Lagarde, Rel. jur. eccl. ant., p. 89 et suiv.; Tischendorf, Actaapost. apocr., p. 264 et suiv.; saint Éphrem, Carmina Nisibena, p. 438 (trad. Bickell). La légende de Bérénice (la Véronique; comparez la nsTpovîxyi des fables édessiennes, etNicéphore, II, 7) est aussi rapportée à Édesse (Macarius Magnes, dans Pitra, Spic. Sol., I, p. 332-333), et il y a peut-être un rapport entre la statue de l'hémorrhoïsse et le portrait du Christ que prétendait posséder la ville sainte de Syrie.

2. L'Église chrétienne, p. 287-288 ; Noeldeke, Litt. Centralblatt, 20nov 4875.

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renfermé, à cette époque, les plus grandes variétés, depuis le judéo-chrétien jusqu'au philosophe comme Bardesane et Harmonius.

Les progrès de l'Église hors de l'empire romain étaient beaucoup moins rapides. L'importante Église de Bosra 4 avait peut-être des Églises suiïragantes parmi les Arabes indépendants. Palmyre comptait déjà sans doute des chrétiens*. Les nombreuses populations araméennes soumises aux Parthes embrassaient le christianisme avec l'empressement que la race syrienne montra toujours pour le culte de Jésus3. L'Arménie reçut, vers le même temps, les premiers germes de christianisme, auxquels il est possible que Bardesane n'ait pas été étranger4. On parle de martyrs dans l'Arménie perse dès le nie siècle 5.

Des traditions fabuleuses, avidement accueillies à

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