‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 325 sur 436 · Eusèbe, VI, ch. xx, xxxm, xxxvii · texte numérisé non relu

Eusèbe, VI, ch. xx, xxxm, xxxvii

2. Zénobie et Wahballath paraissent avoir été juifs. Mommsen, Zeitschriftfùr Numismatik de Sallet,Y, p. 229-231; Derenbourg, Journal asiat., mars-avril 1869, p. 373 et suiv.

3. Bardesane, Dialogue, p. 32-33, Cureton. Notez le passage des KeaTct déjà cité (p. 444, note) : Bap£yi<jâvYK ô nàpôo;.

4. Moïse de Khorène, II, 66. Notez dans les Philosophumena, VII, 31 , Bap^Yictâvr,; 6 'Apfjiivtcç.

5. Moïse de Khorène, II, ch. lxxv. L'esprit de rivalité des Syriens et des Arméniens a porté ensuite ces derniers à exagérer l'ancienneté de leurs origines et à s'attribuer Abgar comme un compatriote.

462 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 180]

partir du ive siècle, attribuèrent au christianisme des conquêtes bien plus lointaines. Chaque apôtre fut censé avoir choisi sa part du monde pour la convertir. L'Inde surtout, par l'indécision géographique du nom qu'elle porte et l'analogie du bouddhisme avec le christianisme, fit de singulières illusions. On prétendit que saint Barthélémy y avait porté le christianisme et y avait laissé un exemplaire en hébreu de l'Évangile de saint Matthieu. Le célèbre docteur alexandrin Pantaenus y serait retourné sur les traces de l'apôtre et y aurait retrouvé ledit Evangile1. Tout cela est douteux. L'emploi du mot Inde était extrêmement vague ; quiconque s'était embarqué à Glysma et avait fait la navigation de la mer Rouge était censé avoir été dans l'Inde. L'Iémen était souvent désigné par ce nom *. En tout cas, il ne résulta certainement des voyages de Pantaenus aucune Église durable. Tout ce que les manichéens racontèrent des missions de saint Thomas dans l'Inde est fabuleux *, et c'est

4. Eus., H. E., V, x, 2, 3. Saint Jérôme, De viris ill, 36, traduit très inexactement Eusèbe. Comp. Nicéphore, IV, 32.

2. 'Ivâoi ot xaXoop.évoi eù£ai(/.ovsç. Cf. Letronne, Mém. de VAcad. des inscr., nouv. série, t. IX, p. 458 et suiv. ; t. X, p. 235 et suiv. ; Journ. des Sav., 4842, p. 665 et suiv.; nonobstant Heinaud, Journ. asiat., mai-juin 4863, p. 343 et suiv.

3. Actes de saint Thomas, dans Tischendorf, Acta apost* a/>ocr.,p. 490 et suiv. (Le nom du roi r©ov£à<popoç a seul de Tau-

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artificiellement que l'on rattacha pius tard à cette légende les chrétientés syriennes qui s'établirent, au moyen âge, sur la côte de Malabar. Peut-être se mêla-t-il à ce tissu de fables quelque confusion de Thomas et de Gotama. La question de l'inlluence que le christianisme put exercer sur l'Inde brahmanique et en particulier dans le culte de Krichna1 est en dehors des limites où nous devons nous arrêter.

thenticité, Reinaud, Mém. de VAcad. des inscrit. XVIII, 2e partis, p. 95-96 ; de Gutschmid , Rhein. Mus., 2e série, t. XIX, 4864, p. 164 et suiv., 482). Avant la rédaction des Actes manichéens, c'est en Parthie qu'on faisait voyager saint Thomas. Origène, dans Eusèbe, H. E., III, 4 ; Recognit., IX, 29. Saint Jérôme et Socrate suivent cette version, par suite de laquelle on plaça le tombeau de l'apôtre à Édesse. Saint Éphrem, Car m. \isib., p. 4 63 (trad. Bickell, Leipzig, 4 866); Germann, Die Kirche der Thomaschrislen, Giïtersloh, 4 877; Lassen, Ind. Alt., II, p. 444 9 et suiv., 2e édit.

4. A. Weber, Ind. Skizzen, p. 28-29, 37-38, 92 et suiv., et autres travaux de M. Weber. Cf. Barth, Les religions de VInde, d. 434 et suiv.

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