Sacraria. Min. Fél
4. Ouoç xupiaxoç. C ém. d'Alex., Strom., III, 48. Vers l'an 236, églises brûlées: Orig., In Matth. comm. séries, xxvm, p. 857, Delarue (III).
5. Porcius Latro, Declam. in Catil., en. xix; Schoell, Duod. lab., p. 454; Cicéron, De legibus, II, 9; Paul, Sentent.,Y, xxm, 9; Code Théod., loi 7 de malef. (IX, xvi); loi 5 de paganis, (XVI, x); Zosime, IV, 3.
6. Pline, Epist., X, 97; Min. Félix, 8, 9; Tertullien, Ad nx., II, 4 ; De corona, 3 ; De fuga, 4 4.
7. Curieuse remarque de Macarius Magnes, 1. IV, ch. xxi, fin (p. 204, BlondeU.
plus près de ressembler aux temples anciens qu'aux églises du ne siècle.
Une idée bientôt répandue contribua beaucoup à cette transformation ; on se figura que l'eucharistie était un sacrifice, puisqu'elle était le mémorial du sacrifice suprême accompli par Jésus. Cette imagination remplissait une lacune que la religion nouvelle semblait offrir aux yeux des gens superficiels, je veux dire le manque de sacrifices. De la sorte, la table eucharistique devint un autel, et il fut question d'offrandes, d'oblations. Ces oblations, c'étaient les espèces mêmes du pain et du vin, que les fidèles aisés apportaient, pour n'être pas à la charge de l'Eglise et pour que le reste appartînt aux pauvres et aux servants du culte1. On voit combien une telle doctrine pouvatt devenir féconde en malentendus. Le moyen âge, qui abusa si fort de la messe, en y exagérant l'idée de sacrifice, devait arriver à de bien grandes étrangetés. De transformations en transformations, on en vint à la messe basse, où un homme, dans un
4. Clém., £/nsJ., 40, 44 , 44; Justin, Apol. I, 4 3; Dial., 41,446; Irénée, IX, xvn, 5; xvm, 4, 6; Tertullien, De corona, 3; De exhort. cast., 44; De monog., 40; saint Cyprien, De opère et eleemosynis, 45; Epist., 5, 34, 37, surtout 63; Bunsen, Aîialecta ante-nicœna,l\, p. 3 et suiv. L'offrande de la messe est le dernier reste de cet usage.
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petit réduit, avec un enfant qui tient la place du peuple, préside une assemblée à lui seul, dialogue sans cesse avec des gens qui ne sont pas là, apostrophe des auditeurs absents, s'adresse l'offrande à lui-même, se donne le baiser de paix à lui seul.
Le sabbat, à la fin du 11e siècle, est à peu près supprimé chez les chrétiens. Y tenir paraît un signe de judaïsme, un mauvais signe1. Les premières générations chrétiennes célébraient le samedi et le dimanche, J'un en souvenir de la création, l'autre en souvenir de la résurrection ; puis tout se concentra sur le dimanche. Ce n'est pas qu'on envisageât précisément ce second jour comme un jour de repos ; le sabbat était abrogé, non transféré2 ; mais les solennités du dimanche et surtout l'idée que ce jour devait être tout entier à la joie (il était défendu d'y jeûner, d'y prier à genoux) ramenèrent l'abstention du travail servile3. C'est bien plus tard qu'on en vint à croire que le précepte du sabbat s'appliquait au dimanche. Les premières règles à cet égard ne concernent que les esclaves, à, qui, par une pensée misé-