‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 356 sur 436 · Constit. apost., II, 57; VIII · texte numérisé non relu

Constit. apost., II, 57; VIII

MAKC-AURÈLE. 521

L'église n'avait rien du temple1; car on maintenait comme un principe absolu que Dieu n'a pas besoin de temple, que son vrai temple, c'est le cœur de l'homme juste*. Elle n'avait sûrement aucunearchitecture qui la fît reconnaître; c'était cependant déjà un édifice à part 8 ; on l'appelait « la maison du Seigneur4 », et les sentiments les plus tendres de la piété chrétienne commençaient à s'y attacher. Les réunions de nuit, justement parce qu'elles étaient interdites par la loi5, avaient un grand charme pour l'imagination6. Au fond, quoique le vrai chrétien eût les temples en aversion, l'église aspirait secrètement à devenir temple 7 ; elle le devint tout à fait au moyen âge; la chapelle et l'église de nos jours sont bien

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