‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 364 sur 436 · Epist. Barn., 9; Clém. d'Alex., Strom., VI · texte numérisé non relu

Epist. Barn., 9; Clém. d'Alex., Strom., VI

5. De Rossi, De christ, lit. carth., p. 26 et suiv. (Spic. sol., t. IV); Le Blant, Magie, p. 17, note 1 ; Zeitschrift fur K. G., IV (4880), p. 4 94 et suiv.

6. Tertullien, De corona, 3; Ad uxorem, II, 5. Cf. l'Égi chrèt., p. 525.

scopat, les dons spirituels, les miracles, l'inspiration directe continuaient dans l'Eglise et en faisaient la vie. Iréiiée voit en ces facultés surnaturelles la marque même de l'Eglise de Jésus1. Les martyrs de Lyon y participent encore*. Tertullien se croit entouré de miracles perpétuels'. Ce n'est pas seulement chez les montanistes que l'on attribuait le caractère surhumain aux actes les plus simples. La théopneustîe et la thaumaturgie, dans l'Église entière, étaient à l'état permanent 4 . On ne parlait que de femmes spirites, qui faisaient des réponses et semblaient des lyres résonnant sous un coup d'archet divin. La soror dont Tertullien nous a gardé le souvenir5 émerveille l'Église par ses visions. Gomme les illuminées de Gorinthe du temps de saint Paul, elle mêle ses révélations aux solennités de l'Église; elle lit dans les cœurs; elle indique des remèdes; elle voit les âmes corporel lement comme des petits êtres de forme humaine, aériens, brillants, tendres et transpa-

4. Adv. hœr., II, xxxi, 2; xxxii, 4 ; IV, xx, 8; V, vi, 4. Cf. Eus., H. E., V, 7.

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