‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 376 sur 436 · Eusèbe, H. E., VII, xvm · texte numérisé non relu

Eusèbe, H. E., VII, xvm

au Christ agit par un reste d'habitude païenne et par une confusion d'idées pardonnable1. Ailleurs2, Eusèbe repousse comme tout à fait profane le désir d'avoir des portraits de Jésus.

Les arcosolia des tombeaux appelaient quelques peintures. On les fit d'abord purement décoratives, dénuées de toute signification religieuse : vignes, rinceaux de feuillage, vases, fruits, oiseaux. Puis on y mêla des symboles chrétiens; puis on y peignit quelques scènes simples, empruntées à la Bible et auxquelles on trouvait une saveur toute particulière en l'état de persécution où l'on était : Jonas sous son cucurbite ou Daniel dans la fosse aux lions3, Noé et sa colombe, Psyché, Moïse tirant l'eau du rocher, Orphée charmant les bêtes avec sa lyre4, et surtout le Bon Pasteur6, où l'on n'avait guère qu'à copier un des types les plus répandus de l'art païen*. Les

4. Eus. H. E., VII, ch. XVIII, 4, . . . e'Ôvt>«i <jov7)Ôs($ ... aTrapaX- XâxTtûç. Cf. Macarius Magnes, dans Pitra, Spic. Sol., I, p. 332-333.

2. Lettre à Constantia, dans l'édition de Migne, II, col. 1545 et suiv., ou dans Pitra, Spic. Sol., I, p. 383 et suiv.

3. Comp. Clém. Rom., Epist., 45; Gelse dans Orig., VII, 53 (en gardant lui rf xoXoxûvnp, Delarue, p. 732, noie; Aube, p. 368, note 1 ) ; Tertullien, saint Gyprien.

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