‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 397 sur 436 · Tite-Live, XXXIX. 15-, Plutaraue, Marius, 47; Ovide · texte numérisé non relu

Tite-Live, XXXIX. 15-, Plutaraue, Marius, 47; Ovide

dévotes à Isis et à Sérapis 1 ; les temples d'Isis passaient pour des lieux de rendez-vous amoureux 2. Les idoles de ces sortes de chapelles étaient parées comme des madones s. Les femmes avaient une part au ministère ; elles portaient des titres sacrés4. Tout inspirait la dévotion et contribuait à l'excitation des sens : pleurs, chants passionnés, danses au son de la flûte, représentations commémoratives de la mort et de la résurrection d'un dieu \ La discipline morale, sans être sérieuse, en avait les apparences. Il y avait des jeûnes, des austérités, des jours de continence. Ovide et Tibulle se plaignent du tort que ces fériés font à leurs plaisirs, d'un ton qui montre bien que la déesse ne demandait à ces belles dévotes que des mortifications bien limitées.

Une foule d'autres dieux étaient accueillis sans opposition, avec bienveillance môme6. La Junon cé-

Fastes, IV, 309; Juvénal, vi, 523; Strabon, Vil, m, 4 { Plularque, Prœc, conjug., 49.

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