‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 396 sur 436 · Apulée, Mètam., XI · texte numérisé non relu

Apulée, Mètam., XI

6. Ovide, Pont., I, i, 51 ; Apulée, Met., XI, 23 , Juvénal, vi, 523; Sénèque, De vita beata, 27; Lampride, Commode, 9.

7. Apulée, Met., XI, 24, 25. Una quœ es omnia, dea JsiSj Orelli 1874.

ment tendre de confraternité; ils devenaient père, fils, frère, sœur, les uns des autres1. Ces petites francmaçonneries, avec des mots de passe comme l'ixerc des chrétiens, créaient des liens secrets et profonds*. Osiris, Sérapis, Anubis partagèrent la faveui d'Isis3. Sérapis, en particulier, identifié avec Jupiter, devint un des noms divins qu'affectionnèrent le plus ceux qui aspiraient à un certain monothéisme* et surtout à des relations intimes avec le ciel. Le dieu égyptien a la présence réelle; on le voit sans cesse; il se communique par des songes, par des apparitions continues; la religion entendue de la sorte est un perpétuel baiser sacré entre le fidèle et sa divinité5. C'étaient surtout les femmes qui se portaient vers ces cultes étrangers6. Le culte national les laissait froides. Les courtisanes, notamment, étaient presque toutes

4. Apulée, Métam., XI, 52. Complexus sacerdolem et meum jam parenlem.

2. Occultis se notis et insignibus noscunt et amant mutuo pêne aniequam noverint. Min. Fél., 9. Cf. Lucien, Peregr., 43.

3. Lampride, Commode, 9; poème découvert par M. Delisle, vers 50, 91 et suiv.

4. Dion Cassius, LI, 46; LUI, 2; Suétone, Vesp.,7; Corpus inscr. gr., noi 5993 et suiv., 61 31 b; Rutilius Namatianus, Itin., I, vers 375. Sur les pierres gravées portant EIG ZEYG CEPAniC, voir Bulletin de la Soc. des antiquaires de France, 4859, p. 491 et suiv.

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