Talm. de Jér., Peah, i
MARC-ADRÈLE. 601
Dieu, et personne ne sera pauvre » , lisons-nous dans un texte qui fut quelque temps tenu pour sacré *. L'église elle-même devenait un établissement de charité. Les agapes et les distributions faites du superflu des offrandes nourrissaient les pauvres, les voyageurs1.
C'était le riche qui, sur toute la ligne, était sacrifié \ Il entrait peu de riches dans l'Église, et leur position y était des plus difficiles4. Les pauvres, fiers des promesses évangéliques, les traitaient avec un air qui pouvait sembler arrogant5. Le riche devait se faire pardonner sa fortune, comme une dérogation à l'esprit du christianisme. En droit, le royaume de Dieu lui était fermé \, à moins qu'il ne purifiât sa richesse par l'aumône ou ne l'expiât par le martyre7.
4. Mip.7ia«aôe îooTYiTst 8«cû, xat où^et; !<rrat 7rsvti;. Cerygma Petn et Pauli, Hilg., IV, p. 59, 65.