Voir ci-dessus, p
3. La même antipathie se remarque chez les philosophes. Lucien, Nigrinus, 12 et suiv.
4. Tertullien, Ad ux., II, 8; Apol.,Z', Ad nat., I, 4; Min. Félix, 36; Glém. d'Alex., Quis dives salvetur, 2; Actes des martyrs, voir Le Blant, Rev. arch., avril 1880, p. 234 et suiv.
5. Clém. d'Alex., Quis dives salv., 3 ; Pseudo-Ign.,adPo/?/c.,4.
6. Hermas, vis. m, 2, 6; mand. ix, 3 et suiv.; Minucius Félix, 16; Tertuil., De pat., 7; saint Cyprien, De lapsis, 11 ; Orig., Contre Celse, VII, 48.
17. Glém. d'Alex., Quis dives salv.; Origène, Exhort. ad mart., 14, 45; Le Blant, Revue arch.* avril 1880, p. 326-327
On le tenait pour un égoïste, qui s'engraissait de la sueur des autres1. La communauté de biens, si elle avait jamais existé, n'existait plus ; ce qu'on appelait « la vie apostolique », c'est-à-dire l'idéal de la primitive Église de Jérusalem, était un rêve perdu dans le lointain; mais la propriété du fidèle n'était qu'une demi-propriété ; il y tenait peu, &, l'Église y participait en réalité autant que lui*.
C'est au iv° siècle que la lutte devint grande et acharnée. Les classes riches, presque toutes attachées à l'ancien culte, luttent énergiquement ; mais les pauvres l'emportent *. En Orient, où l'action du christianisme fut bien plus complète ou, pour mieux dire, moins contrariée que dans l'Occident, il n'y eut plus guère de riches à partir du milieu du v* siècle. La Syrie et principalement l'Egypte devinrent des pays tout ecclésiastiques et tout monastiques. L'église et le monastère, c'est-à-dire les deux formes de la communauté, y furent seuls riches4. La conquête arabe, se précipitant sur ces pays, après quelques batailles à la frontière, ne trouva plus qu'un troupeau
4 . Dum modo lœtentur saginati vivere porci. Commodien, Carmen apol., v. 4.9.
%. Lucien, Peregfn, 43.