Wallon, ïhst. de Vescl., livre III, ch. x, § 4 et
3. Saint Augustin, In Ps., xcix, § 7 ; Salvien, De gubern. Dei,
IV, 2; Jean Chrys., De virgin., 52.
4. Jean Chrys., hom. xl, 5, in Epist. I ad Cor.; hom. xxn, 2, in Eph.; argum. in Philem.; hom. xi, 3, in Acta Apost.; sermo
V, 4, in Gen. Cf. saint Grég. le Grand, Epist., VI, 42
à-dire assez durement *. La condition de l'esclave d'Église fut même empirée par une circonstance . savoir l'impossibilité d'aliéner le bien de l'Église. Qui était son propriétaire? qui pouvait l'affranchir? La difficulté de résoudre la question éternisa l'esclavage ecclésiastique et amena ce singulier résultat que l'Église, qui en réalité a tant fait pour l'esclave, a été la dernière à posséder des esclaves2. Les affranchissements se faisaient en général par testament ; or l'Église n'avait pas de testaments à faire. L'affranchi ecclésiastique restait sous le patronat d'une maîtresse qui ne mourait pas3.
C'est d'une façon indirecte et par voie de conséquence que le christianisme contribua puissamment à changer la situation de l'esclave et à hâter la fin de l'esclavage. Le rôle du christianisme, dans la question de l'esclavage, a été celui d'un conservateur éclairé, qui sert le radicalisme par ses principes, tout en tenant un langage très réactionnaire. En montrant
1 . Saint Grégoire le Grand, Epist.,lX, 102 ; X, 3, 66; XI, 23 XII, 25, 36, 46.