Concile d'Épone, serfs de saint Claude
3. Liberli Ecclesiœ, quia nunquam moritur eorum pa trôna, a patrocinio ejus nunquam discedant. 4e conc. db Tolède (en 633), can. 68, 70, 74; 46conc. d'Orl. (en 541), can. 9; Décret, 1a pars, dist. liv; 2a pars, causa xn, quaest. 2, ch. lv ei suiv. Voir Revue crit., 26 avril 4880, p. 332.
I'e6clave capable de vertu, héroïque dans le martyre1, égal de son maître et peut-être son supérieur au point de vue du royaume de Dieu, la foi nouvelle rendait l'esclavage impossible. Donner une valeur morale à l'esclave, c'est supprimer l'esclavage. Les réunions à l'église, à elles seules, eussent suffi pour ruiner cette cruelle institution. L'antiquité n'avait conservé l'esclavage qu'en excluant les esclaves des cultes patriotiques*. S'ils avaient sacrifié avec leurs maîtres, ils se seraient relevés moralement. La fréquentation de l'église était la plus parfaite leçon d'égalité religieuse. Que dire de l'eucharistie, du martyre subi en commun? Du moment que l'esclave a la même religion que son maître, prie dans le même temple que lui, l'esclavage est bien près de finir3. Les sentiments de Blandine et de sa « maîtresse charnelle » 4 sont ceux d'une mère et d'une fille. A l'église, le maître et l'esclave s'appelaient frères 6. Même sur la matière la plus délicate, celle du mariage 6, on voyait des mira-