‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 428 sur 436 · Pseudo-Ign., Ad Polyc · texte numérisé non relu

Pseudo-Ign., Ad Polyc

2. Exemple de Calliste [Philos., IX); plus tard l'intendant de Simplicia (Grégoire de Nazianze, Epist., 79). Const. apost., VJtt, 73; Can. apost., 84 ; Bunsen, Analecta ante-nicœna,lll, p. 30.

3. "Avôpto7rot -yocp eùriv ûç inp-etç" ô "yàp âeoç wâcnv toïç éXeuôs'pci; xat toi; SguXoiç ê<mv, av (Dtcufc, ?coç. Clém. d'Alex., Pœdag., III, xii, surtout p. 143. Cf. Strom., IV, 4 9.

4. Opp., 1, 784 ; IV, 290 ; X, 4 64, 4 65 ; XI, 4 65, 1 66 ; Xtl, 346.

5. Constit. apost.,\lll, 40. Cf. Clém. d'Alex., Strom., II, 18; saint Cyprien, Epist., 60.

6. Deutér., v, xvi, xxm ; Prov., xxx, 40; Talm. de Bab., Ghittin, 45 a; cf. Maimônide, traité de V Esclavage. Jésus, Cls de Sirach, est cependant très dur, xxxm, 25 et suiv.

7. Inscr. de Crimée, Journ. asiat., juin 4868, p. 525 et suiv.

fort adouci1. Les esséniens et les thérapeutes allèrent plus loin : ils déclarèrent la servitude contraire au droit naturel et se passèrent complètement du travail servile2. Le christianisme, moins radical, ne supprima point l'esclavage, mais il supprima les mœurs de l'esclavage. L'esclavage est fondé sur l'absence de l'idée de fraternité entre les hommes ; l'idée de fraternité en est le dissolvant. A partir du ve siècle, l'affranchissement, le rachat des captifs furent les actes de charité les plus recommandés par l'Église *. Ceux qui ont prétendu voir dans le christianisme la doctrine révolutionnaire des droits de l'homme et dans Jésus un précurseur de Toussaint Louverture se sont trompés complètement. Le christianisme n'a inspiré aucun Spartacus; le vrai chrétien ne se révolte pas. Mais, hâtons-nous de le dire, ce n'est point Spartacus qui a supprimé l'esclavage : c'est bien plutôt Blandine; c'est surtout la ruine du monde gréco-romain. L'esclavage antique n'a, en réalité, jamais été aboli ; il est tombé ou plutôt il s'est transformé. L'inertie où s'enfonça l'Orient à partir du triomphe complet de l'Église, au Ve siècle, rendit

1. Zadoc Kahn, VEscl. selon la Bible et le Talm., p. 25, 116, 441; Rabbinowicz, Législ. civ. du Th., p. lvi et suiv.

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