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2. P. de Lagarde, Didascalia apost. (Lipsiae, 1854); Reliquiœ juris eccles. antiquissimi (Lipsiae, 4856); Bunsen, Analecta antenicœna, t. II.
3. Constitutions apostoliques, en huit livres. Les livres VII et VIII ont été ajoutés postérieurement. Les six premiers livres euxmêmes sont gravement interpolés. Les versions orientales diffèrent beaucoup du grec.
4. Eusèbe, H. E., III, xxv, 3 ; De aleatoribus, ad calcem Cypr., édit. Rigault, p. 349; Athanase, Epist. fest., 39; Épiphane, Hœr., lxx, 7, 40, etc. ; Canones apost., 86; Stichométrie de Nicéphore, Synopse dite d' Athanase, Anastase le Sinaïte, etc. [Gredner, Gesch., p. 234, 235, 236, 244, 244, 247, 250, 252, 256]. Concil. Trullanum, canon 2; Pbotius, cod. cxii, cxin; Nicéphore Calliste [Gredner, p. 256] ; Tillemont, Mém., II, p. 464 et suiv.
[An 163] MARC-AURELE. S5
la forme qu'on jugea la plus propre à frapper les fidèles et à leur imposer1 ; toujours le nom de Clément fut inscrit en tête de ces rédactions diverses2, qui offrent, du reste, avec le roman des Reconnaissances les traits de la plus étroite parenté3. Toute la littérature pseudo-clémentine du 11e siècle présente ainsi le caractère d'une parfaite unité.
Ce qui la caractérise au plus haut degré, c'est l'esprit d'organisation pratique. Déjà, dans l'épître supposée de Clément à Jacques, qui sert de préface
4. Tel fut le recueil de préceptes apostoliques qui a été publié par Bickell, Lagarde, Pitra, Hilgenfeld [Nov. Test, extra can. rec, IV, p. 93 et suiv.), qui est déjà cité par Clément d'Alexandrie comme -ypacpTÎ (Lagarde, Reliquiœ, p. xix-xx, 76; Hilgenf., p. 95, 98, 105), et qui paraît être l'ouvrage mentionné par Rufin {Expos, in symb. apost., c. 38) et saint Jérôme [De vins ill., 1) sous le titre de Duce vice vel Judicium Pétri (cf. Const. apost., init.). Voir cependant Gebh. et Harn., Patr. apost. op., I, h, deuxième édit., p. xxviii-xxxi. La publication de la AiàaxYi -ûv Sco£s>ca cwro- (rro'Xwv du manuscrit du Fanar (Philothée Bryenne, p. i) est encore attendue. Comp. Hilg., p. 79 et suiv. Voir Eusèbe, H. E., II, xxv, 4.
2. Cotelier, Patres apostolici; Tillemont, Mém., II, p. 462 et suiv. ; Lagarde, Reliquiœ, p. 35, 74, 80, etc. ; Gredner, Gesch. des neutest. Kanon, p. 241.
3. Anastase le Sinaïte, Nicéphore, dans Gredner, p. 231, 244. Comparez la discipline ecclésiastique contenue dans l'épître de Clément à Jacques et la discipline des Constitutions. Notez Constit. apost., VIII, 4 0, Jacques, Clément, Evhode, représentant les Églises de Jérusalem n, de Rome, d'Antioche.
aux Reconnaissances, Pierre, avant de mourir, tient un long discours sur l'épiscopat, ses devoirs, sei difficultés, son excellence, sur les prêtres, les diacres, les catéchistes, qui est comme une édition nouvelle des Épîtres à Tite et à Timothée1. Les Constitutions apostoliques furent une sorte de codification, successivement agrandie, de ces préceptes pastoraux. Ce que Rome fonda, ce n'est pas le dogme ; peu d'Eglises furent plus stériles en spéculations, moins pures sous le rapport de la doctrine : l'ébionisme, le montanisme, l'artémonisme, y eurent tour à tour la majorité. Ce que Rome fit, c'est la discipline, c'est le catholicisme.
A Rome, probablement, le mot d' « Église catholique » fut écrit pour la première fois \ Evêque, prêtre, laïque, tous ces mots prennent dans cette Église hiérarchique un sens déterminé. L'Église est un navire où chaque dignitaire a sa fonction pour le salut des passagers 3. La morale est sévère et sent déjà le cloître. Le simple goût de la richesse est condamné4. La parure des femmes n'est qu'une